Alemmar, je me permet de répondre... Les pros sont désormais au tout numérique... et quand ils travaillent sur des supports traditionnels, notamment à la chambre, ils numérisent... ! La qualité est là... si on a les moyens (un scanner haut de gamme commence à 8000 euros, + ou -).
Il ne reste guère que les épreuves d'artistes - Baryté, Fresson, etc... ( Cibachrome (ilfochrome), Dye Transfer etc... ayant disparu ou presque ) - que l'on effectue à l'ancienne.
Comparer, c'est difficile... on adapte son travail au support et un tirage Iris (numérique), c'est assez beau !!
Cela dit, à un plus petit niveau - la chambre noire dans sa salle de bain - on a y a perdu, moins de magie, moins de travail (en apparence) avec un fichier sur écran... et pour un pro, il faut du temps pour y re-trouver son âme.
Mais ça progresse vite... et beaucoup de tenant de la tradition sont aussi passés au moyen et grand format pour dépasser les qualités du numérique pro, désormais comparable - sur le strict plan du rapport d'agrandissement - au 35mm.
Perso, je compte sur mon "vieux" matos... je n'arrive pas à sauter le pas... et mon critère est technique : je sais comment anticiper et travailler avec des rouleaux inversibles (diapos) / et esthétique, inévitablement : j'aime le grain et la matière (un tirage Fresson en quadrichromie... imparable et tellement palpable !), j'aime attendre le retour du labo et ne pas me corriger après la prise de vue (tant pis pour mes erreurs ou ma précipitation). C'est un choix... hélas de plus en plus coûteux tant les prix du consommable et des prestations se sont envolés quand les prix du matériel n'ont guère changé (Leica, Linhof... la ruine !)
Désolé... on sort du cadre des montres... mais là... corde sensible !