Grégory Pons rappelle que "par rapport à 2008, la chute [des ventes] est de 61 % en Russie, 52 % en Chine, 42 % aux Etats-Unis, 34 % au Japon ou 28 % à Singapour. Dans les 20 premiers pays qui importent des montres suisses, les seuls positifs (Corée : + 49 % et Australie : + 25 %) illustrent surtout la montée en puissance du marché gris. De même, le moindre recul de la France (- 6 % sur le premier quadrimestre 2009 par rapport à 2008) et de l’Italie (- 3 % sur la même période) relève de la démonstration d’une insolente santé pour le marché parallèle..."
Intéressant point de vue sur la baisse d'activité et l'état des marchés. Les marchés qui s'effondrent le plus sont ceux qui on connu la plus forte expansion au cours de ces 10 dernières années. Russie, Chine et Etats-unis sont des marchés fragiles et cela coincident aussi avec des cultures qui ne sont pas ancrées dans la tradition horlogère.
Sans nier aucunement le passé horloger Américain avec notamment Elgin ou Hamilton, l'amérique du nord USA est un continent qui n'a marqué aucune fidélité à son passé horloger, la culture américaine en matière d'horlogerie reste contenue. Pour la Russie, la montre de luxe est un objet qui symbolise une situation sociale mais sans ancrage dans la tradition ou l'histoire. Quant à la Chine, la montre est un accessoire de la réussite qui doit s'exposer. Les résultats sont sévères et montrent que les marchés historiques ne doivent pas être négligés car ils apportent une constance. La réduction extrême des points de vente a isolé certaines marques qui ont crû pouvoir durablement s'équilibrer avec des marchés fluctuant sans en comprendre la grafilité. Dans 10 ans, on ajoutera l'Inde à cette liste.
La vraie question de fond est de savoir quelle communication appliquer à ces pays fluctuants soit pour élever le niveau de connaissance horlogère et créer un besoin qualitatif ou ne faire que créer ou implanter de la notoriété.
Cela ne restera qu'une partie du chemin car au delà de l'envie , il reste les moyens des clients et là sans partenariat avec les banques, c'est peine perdue ... Il faut en éffet corrélativement travailler le financement par le client consommateur et l'envie de ce dernier... Une lecture globale et transversale est nécessaire.
Autant le financement est une réflexion transversale que devrait mener l'industrie horlogère autant le rêve reste une problèmatique des marques. Il va bien falloir se mettre à se poser les questions de fond...
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).