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LA PASSION DE L'HORLOGERIE
 
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 Mon AP Royal Oak 15300Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Guy 67
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Inscrit le : 07 Mai 2005
Messages : 4082
Localisation : Strasbourg

MessageSujet: Mon AP Royal Oak 15300   28.04.08 10:43

Mon
Audemars Piguet
Royal Oak






L’histoire de la Royal Oak commence en 1972 à la foire de Bâle lorsque AP présente un nouveau genre de montre : une montre sportive haut de gamme dans un boîtier acier.

C’est le dessin de Gérald Genta qui avait trouvé grâce aux yeux des responsables de la marque : une montre à lunette octogonale maintenue par huit vis hexagonales et à bracelet intégré.

Le nom de ce nouveau modèle était en opposition totale avec son design futuriste : Royal Oak, le chêne royal.

En fait son nom ne fait pas allusion au chêne sous lequel Charles II d’Angleterre a trouvé refuge après la bataille de Worcester en 1651, mais de celui du dernier des trois navires de la Royal Navy à avoir porté ce nom.
Sa coque en chêne, renforcée de plaques d’acier, était équipée de canons dont les sabords étaient de forme octogonale.

Le prix de cette nouveauté était fixé à 3 300 CHF, ce qui était un prix exorbitant pour une montre en acier.
Pour la première fois dans l’histoire de l’horlogerie, l’acier était considéré comme un métal précieux.

Une Rolex Oyster Perpetual Date coûtait alors 700 CHF et une Patek Philippe Calatrava en or 2 500 CHF.
Il n’est donc pas étonnant que les concessionnaires de la marque aient réservé un accueil sceptique à ce nouveau modèle.
Seuls les représentants italiens étaient enthousiastes et ont commandé la majorité des 1000 exemplaires de la première série.
Comme peu à peu d’autres pays se sont intéressés à la Royal Oak, la production en série a commencé en 1973.



La boîte :

Surboîte en carton, belle boîte en bois précieux, documents, du classique sans plus :




Le boîtier :



Autour de son cadran octogonal, les huit vis apparentes en or gris aux fentes parfaitement alignées, objet de nombreux débats, assemblent la lunette, le joint d’étanchéité exclusif et le fond.



Il alterne l’acier poli et satiné/brossé et sa taille est de 39 mm pour une hauteur de 9,35 mm.

Ceci reste étonnement plat pour un montre sportive.



Sa fabrication nécessite plus de 250 opérations successives incluant tous les types de finition artisanale comme l’anglage, le lapidage, le polissage, le brossage , le sablage et le perlage.



La finition est quasi parfaite

La couronne hexagonale se visse facilement sur le boîtier à lunette octogonale :





Le cadran :

Il est traditionnellement composé de petits carrés qui forment un motif appelé «Grande Tapisserie».



Les indices et aiguilles en or blanc facettés sont des œuvres d’art à elles seules.

Ils et elles ne sont plus arrondis comme sur le modèle d’origine, mais forment à chaque extrémité un demi hexagone et rappellent ainsi la forme des vis de la lunette.





De la matière lumineuse les garnit finement :



Malheureusement leur luminosité ne tient pas toute une nuit

Le contraste est bon et permet de lire l’heure d’un coup d’œil.



Sinon peu de littérature (ce qui n’est pas pour me déplaire) à savoir le nom de la marque, l’inscription «Automatic» et «swiss made».



Le mouvement :

Le fond saphir maintenu en place par les fameuses 8 vis permet de découvrir le mouvement.



Il s’agit du calibre de manufacture 3120 présenté pour la première fois en 2004.

Il est composé de 278 pièces et offre une réserve de marche d’environ 60 heures.

Ses dimensions sont de 26,6 x 4,25 mm, donc cela reste un mouvement relativement plat.



Il oscille à 21 600 A/h.

Le remontage sur roulement à billes en céramique se fait dans les deux sens et permet d’atteindre une excellente efficacité.

Une grande roue de couronne et une roue de remontoir avec système de déclic intégré au remontage automatique, garantissent un remontage manuel sans problème ainsi qu’une usure minimale.

Il offre un changement de date rapide avec saut instantané et système de sécurité intégré, empêchant le blocage du disque de quantième à minuit.
Le disque des quantièmes est guidé par des rubis pour réduire le frottement.



L’on obtient également une meilleure fiabilité grâce au pont de balancier transversal.

La seconde centrale à entrainement direct est pourvue d’un stop seconde.

Sur le rotor en or 22 carats sont gravés le monogramme AP et les blasons des familles Audemars et Piguet.



La finition est remarquable :

les pignons sont polis,

toutes les arêtes sont ébavurées et anglées,

les pivots et leurs portées sont roulés sous haute pression,

les surfaces non fonctionnelles des roues sont dorées et présentent un décor de rectification cylindrique,

les bras sont anglés, leurs arêtes et surfaces diamantées,

les dents des roues sont fraisées après dorage, pour garantir une surface de dent parfaite tant au niveau de la géométrie que du fonctionnement,

les têtes et fentes de vis sont polies de façon tellement méticuleuse qu’on se demande comment les horlogers ont pu les assembler !





Le réglage fin se fait à l’aide des 8 masselottes du grand balancier à inertie variable et spiral Gyromax.



Bref il est difficile de faire mieux, mais seulement plus compliqué !



Le bracelet :



Lui aussi est un trait caractéristique de la RO.

Il est en acier intégré avec une boucle double déployante à la fermeture franche et sans aucun jeu.

Elle s’ouvre tout aussi facilement grâce à deux poussoirs de part et d’autre.



A noter les deux logos AP qui forment les ailes de la boucle papillon :



Comme j’avais lu des remarques faisant état de problèmes d’adaptation aux poignets fins, ce qui est mon cas, j’avais une petite appréhension.
Vu le système particulier de raccord au boîtier, le bracelet ne se plie en effet pas complètement.
Mon revendeur a eu la gentillesse de le mettre à ma taille avant achat et, bonne surprise, ça passe !



Réglée à ma taille elle pèse 135 grammes, une petite quinzaine de grammes de plus que ma Rolex 14060, mais ne bouge pas à mon poignet et s’oublie rapidement.



Le prix :

Positionné juste sous la barre des 10 k€ il est toujours très élevé pour une montre en acier !
A noter tout de même qu’avec les années, l’écart de prix s’est notablement réduit par rapport à ses concurrentes (entre autres avec celles citées en début de revue).

La possibilité d’obtenir des remises intéressantes permet heureusement de l’alléger un peu.


Conclusion :

C’est une montre unique !

Et son succès n’est, à mon humble avis, pas usurpé.

Elle est sport ou habillée selon l’humeur.

Elle a une présence inimitable qui est encore magnifiée dans cette version à cadran argent.

Un rayon de soleil et elle brille de tous ses feux, c’est une explosion de lumières au poignet !

Bref une montre mythique que je ne me lasse pas d’admirer …












_________________
La mode se démode, le style jamais.

Amicalement
Guy 67
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