Bonjour à tous,
Voici 8 mois que je suis inscrit sur FAM mais depuis de longues années fasciné par les gardes temps. Avec mes moyens de l’époque je m’étais offert pour mes 20 ans une Sector SGE 650 qui m’a ravit pendant 9 ans jusqu’à la perte d’un poussoir que la marque rachetée moult fois n’est plus capable de fournir (si quelqu’un en a une au rebus je suis éventuellement preneur).
A la recherche de ma première acquisition sérieuse, j’ai comme beaucoup de fameurs passé des nuits à écumer le Fam, les annonces, les articles etc … J’ai comme qui dirait, développé une obsession maladive relevant très certainement de la psychiatrie. Je remercie d’ailleurs ma femme pour sa grande patience et sa compréhension !
Trouver le graal, la montre parfaite, répondant à mon lourd cahier des charges, j’ai fini par admettre que cette quête resterait vaine. Après m’en être presque rendu malade, je me suis enfin décidé à mettre un terme à cette « impasse cérébrale ». Il a fallu trancher, revenir aux fondamentaux après avoir butiné, CHIé, sur trop de prétendantes. Je cherchais avant tout un une montre chrono racée, élégante, polyvalente et robuste, armée d’un mouvement bien fini. Une pièce capable de traverser les modes et le quotidien pour peut être un jour la transmettre à mon fils. Après avoir passé en revue l’ensemble des productions disponibles en neuf et occasion dans mon budget, mon choix s’est porté sur la Carrera 1887 V3.

Un boitier aux lignes tendues dont la lunette à la juste épaisseur souligne à merveille son galbe et les cornes plongeantes. L’association puriste du noir et « des chromes » nous renvoie à l’époque des cylindrées de charme.


Semblables à aux pistons d'un moteur en V, les poussoirs sublimes lui confèrent une vraie singularité. Très réactif, le calibre 1887 en plus d’être précis est d’une grande douceur.

L’épaisseur de 15.75mm induit une belle présence au poignet. Le porté est très confortable grâce à un diamètre contenu de 41mm, parfait pour mon poignet de 16.5mm. Cet élément a été déterminant face à la Grand Carrera 17RS. Le verre joliment galbé et traité anti reflet est aussi plus épais, vraiment rassurant.

Le cadran offre une belle profondeur, soulignée par le cerclage en relief des compteurs sur cette version. Comme celui de la petite seconde, ils sont posés en « polders », en retrait du niveau du fond. La lecture de l’heure est très précise, l’aiguille des minutes étant parfaitement ajustée devant les 1/5è de seconde. Le logo en « taille douce » se fait discret à la lumière du jour et participe aux reliefs.

Sur ce chrono le guichet dateur noir est parfaitement intégré à 6h. La police de caractère est délicate.
Les index renvoient en finesse la lumière et les couleurs « un peu » à la manière des diamants "taille baguette" sans jamais donner dans le clinquant. Une montre à voir avant de juger tant les photos vulgarisent la brillance des divers facettages et épaississent les reliefs.

Enfin les compteurs guillochés apportent une finition élégante contrastant avec le noir mat profond du fond du cadran.
Le rendu global de la montre en lumière extérieure est d'une élégante finesse. Index et cerclages jouent en alternance avec la lumière. L’équilibre général est réellement discret sur le bracelet croco noir au contraire de la monte acier. Une vraie sport chic et sobre. Le temps pourra patiner sans crainte le boitier "in house" avant une seconde vie. Cet aspect très important à mes yeux a guidé mon choix. Avec elle, je ne n’appréhende pas la moindre petite rayure, pas de lunette gravée ni de Pvd.
Au verso, le plaisir reste entier. Le large verre saphir laisse entrevoir la roue à colonne bleue modernisée. Les découpent angulaires des platines et le joli travail de la masse oscillante rappellent qu’il s’agit là d’un mouvement manufacture résolument contemporain. Il faut bien vivre avec son temps ! Au porté sa discrétion est absolue grâce au remontage bidirectionnel offrant une RDM de 50h.

Le bracelet de 20mm, très épais, est un alligator noir longues écailles traité mat. Il est de belle facture. La BD est différente de la carrera calibre 16 avec des poussoirs centraux. Le verrouillage est franc et solide. A observer dans la durée.
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Au poignet

Pour conclure je ne regrette pas ces mois d’attente interminables. Les compteurs cerclés à 6 et 12h confèrent à cette 1887 un bel équilibre et une vraie signature esthétique.

Un chrono intemporel, discret au porté avec ses reflets nuancés et offrant des finitions très soignées. Doté d’un mouvement manufacture largement dans les normes du COSC, son prix est me semble t-il bien justifié . La 1883 s’inscrit pleinement dans la genèse des Carrera et à ce titre profitera bientôt d’un bracelet perforé ! J'adore ce boitier si facile à porter et à marier

Merci d’avoir pris le temps de me lire et d’avoir quelque part participés à mon petit bonheur au travers de nos échanges.
J’en profite pour remercier chaleureusement la Bijouterie Bornand à Marseille. Mr David Sitbon, au travers d’un accueil toujours admirable, nous a consacré beaucoup de temps. Après nous avoir accompagnés dans la réalisation de la bague de maman, c’est papa qui en a prétexté et peut désormais en profiter

Vive les enfants !