FORUMAMONTRES
AccueilAccueil  PortailPortail  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
| |
 

 Actu : Interview du nouveau PDG de Jaeger LeCoultre

Aller en bas 
AuteurMessage
ZEN
Rang: Administrateur
ZEN

Nombre de messages : 55755
Date d'inscription : 05/05/2005

Jaeger - Actu : Interview du nouveau PDG de Jaeger LeCoultre Empty
MessageSujet: Actu : Interview du nouveau PDG de Jaeger LeCoultre   Jaeger - Actu : Interview du nouveau PDG de Jaeger LeCoultre EmptyDim 8 Sep - 10:10

Citation :
INTERVIEW - L'inventeur de la Reverso célèbre cette semaine son 180e anniversaire dans la cité des Doges. Daniel Riedo, nommé récemment à la tête de l'entreprise, a choisi Le Figaro pour livrer -en exclusivité- sa première interview à un journal français.


Lundi 2 septembre, sous les ors du flambant neuf théâtre de la ­Fenice, à Venise, le nouveau patron de Jaeger-LeCoultre (racheté par Richemont en 2001) donnait un dîner en l'honneur des 180 ans de cette entreprise fondée en 1833 par Antoine ­LeCoultre, dans la vallée de Joux, en Suisse. Au programme, 250 invités dont le directeur du festival du film de ­Venise (l'horloger est partenaire de la Mostra depuis près de dix ans), des actrices (Diane Kruger égérie des lignes féminines, Carmen Chaplin), des détaillants, des collectionneurs… Et une première apparition publique du Genevois Daniel Riedo qui, deux ans après son entrée chez Jaeger-LeCoultre comme directeur industriel, a, le 1er juillet dernier, succédé au Français Jérôme Lambert, désormais en charge de Montblanc (deuxième marque, en valeurs, de ­Richemont après Cartier).

Urbain, posé, extrêmement calme, l'Helvète, qui a travaillé douze ans dans le groupe Rolex, prend les rênes d'une société dont le chiffre d'affaires frôlerait, dit-on, 490 millions d'euros. Connu pour son best-seller au boîtier réversible, JLC l'est aussi pour son indépendance manufacturière. En effet, cette société a toujours fabriqué ses propres mouvements dont certains équipent encore les modèles de grandes marques de luxe.

LE FIGARO.- Au sein du groupe Richemont qui possède plusieurs griffes d'horlogerie et de joaillerie (Cartier, Piaget, Vacheron Constantin, Baume&Mercier, etc.), quelle est la place de Jaeger-LeCoultre?

Daniel RIEDO.-Certaines maisons sont historiquement des joailliers. Lorsque nous nous comparons à d'autres horlogers du groupe, notre offre me semble plus transversale, moins segmentante du point de vue des produits. Ainsi, l'intégralité de nos montres n'est pas fabriquée selon les critères du Poinçon de ­Genève, pas plus que nous ne nous sommes spécialisés dans un seul genre de calibre à l'instar de l'extraplat. Notre force est de développer des mécanismes beaucoup plus créatifs. Et de posséder une offre couvrant un large spectre: de la Reverso en acier à 5000 euros jusqu'à un modèle à grande sonnerie à 1,250 million d'euros.


«En 180 ans, l'entreprise a déposé 400 brevets et développé plus de 1242 mouvements»
Daniel Riedo
La marque fête son 180e anniversaire cette année, cela vous inspire quoi?

De la fierté! L'ancrage historique de Jaeger-LeCoultre, son patrimoine, sa créativité, sa capacité à toujours innover, son autonomie industrielle et la solidarité des équipes, inconditionnelles de JLC, nous différencient des autres. En 180 ans, l'entreprise a déposé 400 brevets et développé plus de 1242 mouvements. Tous les ans, nous brevetons une vingtaine d'innovations techniques et lançons une demi-douzaine de mécanismes horlogers. Certains, comme le Duomètre, ont nécessité des investissements pouvant atteindre 4 millions d'euros. Notre manufacture du Sentier (Suisse) possède soixante-dix calibres différents en production, ce qui est énorme au ­regard de nos volumes de production.

Justement, combien de pièces fabriquez-vous par an pour vous et... pour les autres?

En 2013, nous réalisons des mouvements quasiment exclusivement pour les collections Jaeger-LeCoultre. Nous continuons de livrer quelques mécanismes à Cartier et à Audemars Piguet, mais en quantité moindre. Cela représente moins de 2% de notre production totale. Nous devrions arrêter en 2014. Tous modèles confondus, Jaeger-LeCoultre fabrique plus de 50.000 mais moins de 100.000 montres par an. Quoi qu'il en soit, nous voulons nous positionner en référent dans le domaine de la haute horlogerie. Aujourd'hui, nous ne fabriquons pas assez de mouvements compliqués alors que nous possédons une réelle légitimité dans ce secteur. En outre, les marchés, surtout asiatiques, sont très demandeurs de ce type de garde-temps. Nous avons des diffi­cultés à les livrer. À terme, il faudrait que 50% de nos horlogers puissent travailler sur des mécanismes à grande complication. Cela demande un programme de formation conséquent.

Quels sont les autres axes de développement envisagés?

Mettre l'accent sur les métiers d'art qui sont intégrés depuis longtemps dans notre manufacture. L'émaillage des cadrans, la décoration des calibres, la gravure sont autant de savoir-faire qu'il faut davantage éclairer. Par ailleurs, nous entendons clarifier nos collections, les codes esthétiques et techniques de nos lignes doivent être plus lisibles. Dans la même veine, Jaeger-LeCoultre n'a pas vocation à mélanger les genres: je ne vois pas l'intérêt de mettre un tourbillon sur une montre de plongée…

Comment l'univers de la montre de luxe a-t-il évolué depuis dix ans?

Les modèles trop exubérants sont en perte de vitesse. Les clients recherchent la légitimité de marques ayant un passé, une histoire dans l'horlogerie avec, bien évidemment, de véritables mouvements mécaniques. En 2013, lancer une nouvelle ligne de montres masculines semble plus difficile que de capitaliser sur un modèle culte qui, comme la Reverso, existe depuis plusieurs décennies. Du côté féminin - plus de 40% de notre chiffre d'affaires -, c'est différent. Sortie l'an dernier, Rendez-Vous est un immense succès. La seule référence qui ne marche pas est à quartz, nous allons la supprimer. En revanche, il faudrait que nous puissions augmenter de 30% la production des Rendez-Vous mécaniques pour satisfaire la ­demande actuelle.
 
http://www.lefigaro.fr/horlogerie/2013/09/06/30006-20130906ARTFIG00476-jaeger-lecoultre-developpe-des-mecanismes-creatifs.php

_________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).


Dernière édition par ZEN le Dim 8 Sep - 10:31, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
https://sites.google.com/site/hourconquest/
laphroaig007
Membre éminent.
laphroaig007

Nombre de messages : 22571
Localisation : Côte d'Azur, France
Date d'inscription : 14/12/2009

Jaeger - Actu : Interview du nouveau PDG de Jaeger LeCoultre Empty
MessageSujet: Re: Actu : Interview du nouveau PDG de Jaeger LeCoultre   Jaeger - Actu : Interview du nouveau PDG de Jaeger LeCoultre EmptyDim 8 Sep - 10:22

Cela confirme la tendance du passage à l'automatique pour les montres de nos charmantes dames, plutôt que le quartz...
bravohap
Revenir en haut Aller en bas
http://forumamontres.forumactif.com/t85151-revue-de-ma-collectio
 
Actu : Interview du nouveau PDG de Jaeger LeCoultre
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FORUMAMONTRES :: Forum général de discussions horlogères-
Sauter vers: