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 Une discrète PME genevoise / Traitement de l'ultrapropreté

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ZEN
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MessageSujet: Une discrète PME genevoise / Traitement de l'ultrapropreté   Une discrète PME genevoise / Traitement de l'ultrapropreté EmptyLun 28 Mai - 18:15

Citation :
Une discrète PME genevoise brille dans le traitement de l'ultrapropreté


SURFACES. Basée à Plan-les-Ouates, Surcotec s'est spécialisée dans la pose de composants extra-plats sur de très petits supports, plaquant au besoin des métaux avec une grande hygiène. Elle œuvre pour le secteur médical et l'horlogerie.


Nicolas Dufour
Mardi 29 mai 2007

Chez Surcotec, le superficiel est roi. Comprendre que cette discrète PME genevoise cultive une passion pour les surfaces. En douze ans, elle s'est installée dans une niche aux connotations bien helvétiques: le traitement des couches minces et, en particulier, l'ultrapropreté.

Avec François Gremion, Pierre Matthey créait Surcotec en 1995, après trente-sept ans passés à l'Institut de Battelle. Ayant travaillé en liens étroits avec Rolex, il se lançait dans la technologie de la pose d'alliages, de métaux, ou désormais de tout autre matériau, sur des surfaces délicates et des couches d'une grande finesse. Premier débouché, les cadrans de montres. Ce savoir-faire s'applique toutefois à une large palette d'activités: à présent, le secteur médical représente la moitié des recettes de Surcotec, l'horlogerie un quart, le solde provenant de l'optique et du domaine spatial.

Surcotec (pour «Surface coating technology») ne fabrique pas elle-même ses produits: son activité consiste à améliorer les produits de ses clients. Elle commence par établir son diagnostic des composants au moyen d'un microscope électronique à balayage. L'analyse, complétée par les rayons X, permet de connaître la topographie de la surface visée. Cela peut déjà permettre d'éradiquer des bavures sur un support présentant des ratés ou des aspérités. Un premier nettoyage des pièces a lieu dans des cuves.

Pour apposer une couche mince sur un substrat, Surcotec recourt à trois technologies, mises en œuvre dans une salle blanche. D'abord, l'évaporation sous vide, dans laquelle le solide - du cuivre, du laiton - est porté en liquide, puis en vapeur, avant d'être condensé sur la surface voulue. Les techniques de dépôt par vapeur physique ou chimique, elles, ne requièrent pas de chaleur directe. Par rapport à des procédés galvaniques, ces technologies, plus coûteuses, permettre de poser un plus grand nombre d'éléments. Certains sont même impossibles à coucher autrement, tels que le titane, le tungstène ou l'acier inoxydable. Le cycle de traitement du produit est achevé par un décapage ionique.

La société se targue de pouvoir créer des couches aussi bien fonctionnelles (des verres, des oxydes), biocompatibles (cobalt-chrome, titane, tantale), de métaux nobles ou décoratives. Elle possède d'ailleurs un brevet sur des ors bruns et noirs, des dépôts composites à base d'or et de carbone amorphe, destinés à l'horlogerie. Alors qu'un «plaqué or» classique représente une couche de 10 à 20 microns, les ingénieurs opèrent, là, dans une fourchette de quelques nanomètres à deux ou trois microns. Dans l'horlogerie, Surcotec est notamment au service de Patek-Philippe, Piaget, ou Roger Dubuis.

Clients concurrents

Le marché est très convoité, et, détail piquant, les principaux concurrents de la PME de Plan-les-Ouates sont ses propres clients: s'ils affinent leur production, ils peuvent se passer de ses services. «On demande de plus en plus de choses sur des surfaces toujours plus petites», ajoute Pierre Matthey. Sa société se concentre ainsi sur les très petites surfaces, et se vante d'assurer toute la chaîne du traitement, jusqu'au contrôle.

Et elle met en avant l'ultrapropreté pour des matériaux destinés à un milieu biologique, notamment au service de Johnson (JNJ) & Johnson ou de Bracco Research. Pour une société française, Surcotec traite ainsi des milliers d'endoprothèses coronaires (ou «stents») par mois. Ces petits tubes, semblables à un ressort, sont utilisés pour le soin des artères bouchées. En y apposant une micro-surface à base de titane sur le composant, fait d'acier inoxydable, on réduit l'adhérence et aide ainsi la circulation sanguine.

Des lames pour la chirurgie

Par milliers aussi, Surcotec polit des lames utilisées en ophtalmologie, pour le compte d'un fournisseur suisse. L'objectif de propreté extrême consiste à enlever tout résidu, toute particule métallique qui gâcherait ces lames chirurgicales. Dans le même registre, la société genevoise pose une coloration sur des pièces orthopédiques pour la compagnie américaine Stryker, afin de faciliter leur identification en salle d'opération. Elle procède aussi au nettoyage de microseringues. Dans le domaine spatial, le traitement des surfaces peut s'appliquer aux céramiques ou à la mise au point de couches étanches sur des polyéthylènes.

Même si elle s'active dans un environnement rude, cette PME de l'infiniment petit s'accroche. Elle devrait prochainement se doter d'une deuxième salle blanche et compte engager de nouveaux collaborateurs, qui s'ajouteront aux 13 employés actuels, dont cinq ingénieurs


http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=208057

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