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 Actu: Non, l’horlogerie ne revit pas les années 70

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ZEN
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Nombre de messages : 49404
Date d'inscription : 05/05/2005

MessageSujet: Actu: Non, l’horlogerie ne revit pas les années 70    Dim 26 Mar - 21:18

Citation :

CRISE - Comment l’horlogerie s’est-elle remise du désastre des années 1970 ? Les réponses de l’historienne Laurence Marti.



Laurence Marti est historienne indépendante. Depuis 20 ans, elle livre études et monographies sur l’histoire industrielle de l’Arc jurassien. Avec «Le renouveau horloger», elle publie un essai alimenté par ses nombreux travaux et livre ainsi une réflexion inédite sur les causes du redressement de l’horlogerie suisse après la crise des années 1970.

Là où le sens commun tend à privilégier l’émergence de grands hommes et d’idées révolutionnaires pour mythifier un redressement qui, somme toute, reste exceptionnel, l’auteure montre, au contraire, que c’est la diversité des destins, des business plans et des choix technologiques qui a permis de voir émerger peu à peu une nouvelle industrie de la montre.

A l’heure ou les horlogers sont nombreux à chercher des pistes pour donner un nouveau souffle à leurs succès, Laurence Marti façonne une vision originale de l’histoire récente de la branche, qui autorise à tirer quelques enseignements.



Dans les années 1970, l’horlogerie suisse est mise à genoux par une crise sur laquelle divers travaux se sont penchés. Vous avez planché, vous, sur ce qui a permis à l’industrie de se relever...

La relance de la branche horlogère doit être examinée sous deux aspects principaux. La reconfiguration des structures de production, et l’évolution du produit, autant du point de vue des modes de fabrication que des méthodes de vente. Il y a d’abord une période de complet brassage, pendant laquelle on fait complètement éclater le produit «montre» tel qu’il existait jusque-là.

Les montres deviennent des accessoires de mode, qui s’adaptent à l’air du temps. On introduit la couleur, les matières plastiques, on revoit la forme, y compris, parfois, en proposant des montres qui ne se portent pas au poignet. Durant cette période, certains se mettent aux montres à quartz, d’autres gardent résolument une voie mécanique.

Il ne s’agit pas d’un univers dans lequel tout le monde pense la même chose. Rolex a très peu investi dans le domaine du quartz, persuadé qu’il y a encore de l’avenir dans la montre mécanique. Au contraire, SMH (l’un des ancêtres du groupe Swatch) estime très vite que la mécanique n’a plus aucun avenir, et n’investit plus dans l’horlogerie mécanique pendant au moins dix ans.


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http://www.arcinfo.ch/dossiers/baselworld/articles/non-l-horlogerie-ne-revit-pas-les-annees-70-652985

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MessageSujet: Re: Actu: Non, l’horlogerie ne revit pas les années 70    Mar 28 Mar - 3:22

Article de fond intéressant :

Laurence Marti a écrit:
On ne se trouve pas du tout devant le même cas de figure. Tant que la volonté de distinction et les différences de fortune existent, les objets de luxe seront recherchés. Et le luxe, c’est un marché de niche, donc relativement protégé. On peut se demander si ce sera toujours la montre qui sera l’objet de luxe par excellence, mais nous ne faisons pas face à l’effondrement de toute une production comme cela s’est passé dans les années 1970. La Suisse produisait alors en masse des montres pas forcément d’une qualité exceptionnelle. La référence, c’était la précision. Au moment de l’arrivée de la montre à quartz, qui est en elle-même «précise», cette référence disparaît, il faut en trouver une autre

Laurence Marti a écrit:
L’innovation, pour émerger, demande de la rapidité, de la flexibilité. Ça ne veut pas dire que les grands groupes n’innovent pas, ils y mettent des moyens considérables. Mais ce qu’on a vu dans les années 80, c’est que ce sont les réactions rapides de petites entreprises qui ont permis de découvrir les voies du succès. Et ça, avec l’intégration de plus en plus grande des groupes du luxe, on est peut-être en train de le perdre.

L’un des points qui ressort de mon livre, c’est que dans un premier temps, cet éclatement de l’industrie horlogère, que l’on ne voit pas dans d’autres industries en tout cas en Suisse, a été transformé en atout. Ce qui peut sembler préoccupant, c’est que désormais, cette intégration entraîne une uniformisation qui est peut-être un frein au renouvellement.

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