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 Omega

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ZEN
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MessageSujet: Omega et le marché américain au début du 20ème siècle    Lun 24 Avr 2017 - 13:40

Omega et le marché américain au début du 20ème siècle




Dès la fin du 19ème siècle, Omega s'intéresse au marché américain. Quasiment toutes les manufactures suisses sont présentes sur le marché américain dès les années 1880. La concurrence avec les manufactures américaines est extrêmement sévère et les uns n'hésitent pas à critiquer les autres ouvertement. Ainsi dans les revues horlogères suisses lit-on en 1904 que les Américains ont des méthodes de travail qui sont proches de l'esclavage avec des gens entassés dans des pièces minuscules pour y loger alors que l'industrie suisse respecte ses ouvriers. Les Américains parlent de leur côté des Suisses comme trop lents à prendre des décisions...

Quoi de plus logique ? L'industrie américaine a installé ses manufactures dans des zones urbaines avec de grandes manufactures et une population ouvrière qui habite sur place ou à de faibles distances mais avec des systèmes de transport de masse qui en Suisse n'existent pas encore et pour cause, les ouvriers horlogers sont aussi des ouvriers agricoles et ils mènent de front leurs deux activités qui leur impose d'être sur les terres chaque jour du printemps à l'automne. En critiquant les Américains, les Suisses rassurent leurs ouvriers.

Les deux industries ne peuvent évoluer de la même manière au même rythme. Les Suisses vont donc tenter d'exporter vers l'Amérique du nord des montres qui s'adaptent visuellement à une clientèle qui préfère les calibres rodhiés "blancs" aux calibres dorés "jaunes" et qui sont attentifs à l'empierrement plus qu'aux anglages, à la raquette plus qu'à la boite qu'il préfèrent plaquée or plutôt qu'en argent et massive avec des grosses couronnes plutôt que fines...

Les Suisses se font bien vite rattraper par le protectionnisme américain qui vise à défendre l'industrie du pays et va conduire dans le domaine horloger à imposer qu'une partie des montres suisses soit faite sur le territoire nord américain à défaut de quoi les montres n'y seraient pas commercialisées.

Dès lors, et compte-tenu de quotas qui vont en outre à certains moments frapper les marques, beaucoup vont utiliser des marques d'emprunt pour se faire distribuer avec des emboitages américains. Omega sera ainsi distribué sous les marques Louis Brandt (marque et nom du fondateur) mais aussi sous Labrador, Regina et enfin Omega (il y eut aussi quelques autres marques dans de moindres proportions).

Les mouvements ne seront pas tous signés mais il sont reconnaissables assez facilement. Les Américains au vu des productions locales les plus soignées sont servis en calibres chronomètres souvent de 17 à 23 rubis. Longines, Omega, Vacheron & Constantin auront la même logique qualitative pour ce marché. Bien sûr, il existe une distribution de calibres 15 rubis mais les versions mieux finies (on ne connait pas le terme haut de gamme) vont connaître un franc succès parfois sous des marques dites "Private Label".

Voici une de ces "Private Label", une montre W.H Cowley, horloger installé à Detroit dans le Minnesota depuis la fin du 19ème siècle. La pièce est massive car sa boite est très lourde, taillée dans la masse par fraisage. Le calibre est un puissant 19 lignes de qualité C avec 17 rubis datant de 1906/07. Les anglages sont soignés et la finition de grande qualité pour ce chrono qui reste à moins de 4 secondes par jour. La boite a un diamètre de 54 mm.



La montre est épaisse et lourde, ce qui lui donne un charme particulier et une impression de grande solidité.  


Le mouvement, un 17 rubis est d'une finition poussée (voir le contre-pivot à l'ancre) et la raquette permet un réglage fin et ultra-précis.  



La qualité globale de cette montre en fait une pièce intéressante qui pèse très lourd à cause de la masse de la boite. Cette montre témoigne mieux que tout récit de l'intérêt porté par Omega au marché américain et de la qualité des pièces exportées là-bas...

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MessageSujet: Des années pour en trouver un en 20 lignes Omega de cette qualité...    Lun 24 Avr 2017 - 13:41

Je croyais bien que je n'en trouverais jamais et puis... Il m'est tombé dans les bras ce calibre Omega qualité D de 20 lignes. On les trouve en général en 17 à 19 lignes mais 20... Je doutais que cela ait été fabriqué ...

La découpe des ponts est inhabituelle ... En 18 lignes c'est peu courant, en 19 lignes c'est une belle trouvaille, en 20 lignes c'est comme un fossile d'un animal sans colonne vertébrale du quaternaire...

Ce qui est exceptionnel est de le trouver en 21 rubis ... (en 23, pas sur que ça existe )


Voici son cousin en 18 lignes et 17 rubis ...


Il mérite d'être nettoyé mais c'est un très bel objet ...

Ce qualité D calibre inversé (le troisième) pour mémoire est aussi une rareté ultime mais il est en version classique car n'existe pas dans les autres formes de ponts. ...



Pour mémoire et mieux comprendre la différence, à gauche un calibre classique et à droite la version inversée :


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MessageSujet: Une Omega toute particulière ... Celle de A. Tranchant    Lun 24 Avr 2017 - 13:45

En 1826 Louis Hachette né à Rethel dans les Ardennes le 5 mai 1800, rachète à Paris une minuscule librairie du quartier latin 1 rue du Battoir-Saint-André (partie de la rue qui est devenue rue Serpente). Normalien de formation, il publie en 1827 son premier ouvrage, un dictionnaire de grec/français et une revue d'information destinée aux universitaires.  Les éditions d'ouvrages vont alors s'enchainer d'abord à vocation éducative puis davantage littéraire. Le 1er janvier 1846, il crée la société L. Hachette et Compagnie et passe un contrat entre Emile Littré et Louis Hachette pour la publication d’un dictionnaire, dont les premiers volumes sortiront en 1863. Il invente en 1851 la bibliothèque de gare et met en place en 1852, la bibliothèque des chemins de fer. Les livres manipulables et bon marché sont l'une des souches du livre de poche moderne.

En 1848 est embauchée par les éditions Hachette une certaine Alphonsine Tranchant. Elle a en charge la lecture des manuscrits et la correction des impressions. Ensuite elle participera à la gestion des collections jeunesse dans laquelle on trouve ces fameux livres de prix remis en fin d'année dans les écoles aux meilleurs élèves. Elle exercera cette activité 30 années durant avant de prendre sa retraite en 1878 après avoir traversé la commune et le coup d'état du 2 décembre 1852... Elle découvre la première certains écrits d'auteurs illustres comme Adolphe Thiers, Michelet ou Balzac...

Alphonsine fait partie de ces collaboratrices qui au sein d'une entreprise savent trouver leur place et deviennent des expertes indispensables à la vie de la société... Son départ est pour Hachette une grande perte et la maison d'édition lui témoigne sa reconnaissance en lui offrant une montre de col à ancre de grande qualité, une Omega de chez Kirby Beard la grande boutique de l'avenue de l'Opéra à Paris. Sur le fond de la montre, Hachette fait appliquer en lourdes lettres d'or le monogramme d'Alphonsine Tranchant. Le mouvement est doté de châtons en or vissés et la raquette pourvue d'un col de cygne. La pièce est de qualité à l'image de l'employée qui prend congé de l'éditeur.      

On aurait pu imaginer que cette montre se perde à jamais fondue ou éclatée dans le tiroir d'un horloger... Il n'en est rien, la montre est là, intacte comme au premier jour.








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MessageSujet: Une Omega à clé...Pas si courante    Lun 24 Avr 2017 - 13:48

C'est une curiosité... Déjà Omega et pas encore à remontoir au pendant ... Vers 1880...







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MessageSujet: Petite histoire de la Seamaster Ploprof   Lun 24 Avr 2017 - 13:59

Omega créa la Ploprof (Plongeurs professionnels) dotée du calibre 1002 à quantième pour satisfaire une demande professionnelle. la Seamaster 300 s'avérait insuffisante pour les immersions longues et en eaux profondes. Omega décida donc de la production de boites monocoques en acier et il y eut même quelques prototypes en titane.
Il fallut 4 ans d'études et de mise au point pour produire la Ploprof en 1970. La boite fut brevetée en 1967. Il restait deux entrées d'eau possibles auxquelles Omega s'intéressa :

-la jonction de la glace  
-la sortie de tige couronne.


Pour imperméabiliser la montre, Omega eut recours à des joints surcomprimés. La couronne noyée dans la carrure, vissée est sécurisée par un gros écrou de blocage breveté en 1968 dont la position à 9 heures évite le desserrement intempestif.
Le verre est de type minéral monolithique trempé chimiquement et traité anti-reflets et anti-abrasion. Il faut une pression de 120 kilos pour la fixer grâce à une bague vissée. Omega indique qu'elle résiste en pression hydrostatique de 60 atm au choc d'une masse de 500 grammes tombant de 25 cm de hauteur.



La lunette bidirectionnelle crantée est dotée d'un verrouillage commandé par poussoir. Comme seule, d'une part, l'aiguille des minutes est nécessaire en plongée, elle a été surdimensionnée comme la lunette tournante pour améliorer la lecture.

Omega a testé l'étanchéité de cette montre dans les deux sens de l'extérieur vers l'intérieur et de l'intérieur vers l'extérieur. En effet la plongée sous cloche (plus fréquente à l'époque) posait le problème de la pénétration de l'Hélium dans la montre et du risque d'explosion en remontant à la surface (pour mémoire, la plongée sous cloche fait respirer au plongeur un mélange oxygène/hélium). Omega a mis l'accent sur cette étanchéité au point de fabriquer un véritable bunker ambulant. Omega indique que si l'air était chassé de la montre, il faudrait à une pression atmosphérique normale 1000 ans pour que l'air rentre à nouveau.

Les tests ont démontré que la montre cessait de fonctionner à moins 1370 mètres par suite de déformation du boitier et surtout du verre qui vient presser sur la trotteuse.

La montre fut testée par le centre de recherche américain Océan Systems INC à Tarrytown NY qui la considéra plus étanche qu'un sous-marin. Marco Richon explique dans Omega Saga que la société de plongée à buts industriels Selco Ptc ltd à Singapour lui fit passer 22,5 heures en pression d'eau et 87 heures en milieu gazeux. Lâchée d'une hauteur de 10 mètres sur une plate forme d'acier elle ne subit aucun dommage. Les agents corrosifs chimiques des gisements pétroliers n'eurent pas non plus d'effet sur la montre.

Elle fut encore testée dans le golfe du Lion au large de Marseille par le commandant Cousteau lors d'expériences destinées à mettre à l'épreuve les capacités physiques et physiologiques des hommes à travailler en profondeur de 500 mètres.

Elle passera 3 jours en septembre 1970 dans le cadre de l'opération Janus aux poignets de Christian Cornillaux, Michel Liogier et Patrick Cadiou, 3 plongeurs professionnels de la Comex qui établirent le record de plongée réelle à moins 253 mètres en explorant les fonds marins du golfe d'Ajaccio pour la société pétrolière Elf/Erap.

Le lien de référence sur la Ploprof (le site de jef06)

http://watchesz.free.fr/seamaster_ploprof.htm

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MessageSujet: Le 283 ...   Lun 24 Avr 2017 - 14:15

A l'heure où les marques tentent de ressortir de leurs vieux stocks des calibres pour faire des séries limitées, je trouve que ces moteurs des années 60 ont conservé charme et modernité. Les calibres avec pont et roue de renvoi pour avoir une trotteuse centrale, ne sont ni les meilleurs ni les plus précis mais ce petit 283, une fois réglé (chose difficile car la raquette simple flèche n'est pas le must) est redoutablement efficace ...





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MessageSujet: Omega 8 jours après , elle marche encore   Lun 24 Avr 2017 - 14:16

Pas courante, une Omega 8 jours de la fin du 19ème siècle avec un calibre de 27 lignes. Il n'est pas signé mais c'est bien un Omega pardon un Louis Brandt. Une pièce imposante et en plutôt bon état.
Par comparaison le gousset extra plat 18 lignes semble ridiculement petit.







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MessageSujet: Les affiches olympiques d'OMEGA   Lun 24 Avr 2017 - 14:30
























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MessageSujet: Henri Farman pionnier de l'aviation au 5ème de seconde Omega    Mar 25 Avr 2017 - 10:58

1907...


Le 26 octobre 1907: Henri Farman remporte la Coupe Archdeacon. Cette coupe récompense les records signés ce jour d'octobre à bord d'un avion de marque « Voisin ». Farman a parcouru 770 mètres à la vitesse de 52,700 km/h sur une durée de 52 secondes et trois cinquièmes de seconde.
Pour mesurer son exploit un chronographe identique à cet Omega doté d'un cadran indexant les cinquièmes de seconde... Une pièce en argent avec un calibre 19"' Chro. Farman exige qu'on chronomètre ses performances au plus juste. La seconde ne suffit déjà plus et le mieux que puissent faire les chronographes de poche qui évoluent à 18 000 alternances par heure est le cinquième de seconde.


Chronographe Omega Niellé de 1907 - Calibre 19"' Chro



Les journaux reproduisent avec précision ses "temps" parce que cette précision est la marque de la rigueur des reportages enflammés que les journalistes ébahis font sur les exploits des aviateurs.    

Le 9 novembre à bord du même avion, Henri Farman réussit le premier vol de plus d'une minute jamais enregistré en Europe. Il parvient à voler pendant 1 minute et 14 secondes et réussit le premier virage en vol homologué.

Farman est un casse cou. Né le 26 mai 1874, il se passionne d'abord pour le cyclisme et sera notamment en 1892, 1er de la course Paris - Clermont-Ferrand. Il passe ensuite à la course automobile et remporte plusieurs courses dont Paris-Roubaix. Il court sur des Panhard & Levassor. Un accident est à deux doigts de lui coûter la vie en 1905. Qu'à cela ne tienne, il passe à l'aviation ...

Il réussit en mars 1908, un vol de plus de 2 kilomètres. L'aviation évolue à la vitesse grand V et Framan réussit des vols de ville à ville ralliant Chalons sur Marne à Bouy où les champagnes Pommery lui prêtent un pré pour atterrir. Blériot traverse la Manche le 25 juillet 1909, il est équipé d'une Zenith. Farman s'illustre lors de la Grande Semaine d’Aviation de la Champagne à Reims. Il fait sur l'aire d'aviation de Betheny des démonstrations de la maîtrise de ses vols qui passionnent les foules.



Henry Farman sera un pionnier de l'aviation moderne et créera non seulement une compagnie de fabrication d'avions mais aussi en 1924 une compagnie de transport aérien qui sera fusionnée en 1933 avec une compagnie moderne : Air France

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MessageSujet: La Flightmaster ( version calibre 911) Mode d'emploi de 1972   Mar 25 Avr 2017 - 16:09

La Flightmaster modèle Omega destiné aux pilotes.

La première version fut produite dès 1969. Cette première version comportait un indicateur 24 heures (jour/nuit). Une version or (de 250 grammes) fut produite à 200 exemplaires en 1971. Cette même année, la seconde version (celle présentée ci-dessous) vit le jour.
Cette version comporte une petite seconde qui a priori est plus intéressante que la version jour/nuit.




















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MessageSujet: Référencement des OMEGA   Mar 25 Avr 2017 - 16:14

Référencement des Omega sur la base des indications fournies par Jean-Michel

Citation :
Omega Reference number system was adopted in 1963 it consist in a serie of letters and digit to describe precisely each individual watch . In 1996 Omega introduce a new system but WITHOUT dropping the reference number : this new system is called "PIC" number

PIC numbers are used today by Omega for "commercial" use such as in catalogs , websites , pricelists and those are the most commonly known by recent customers

Reference numbers are still used today : those are the only one which are engraved in the watch and this is the number internally used by Omega to designate a watch or to order spare parts

Please note that PIC numbers are NOT engraved in watches only Reference numbers are , please also note that it is the PIC number which is used on the paper of the watch

Example for a Speedmaster professional :

Reference number : ST-145.0022
PIC number : 3570.50.00

Omega Reference numbers :

Omega reference numbers consist in a serie of two letters and 6 or 7 digits (sometimes followed by the year of production with 2 digits)

AA.111.(2)222-99

AA : case material :

BA=Yellow gold
BC=White gold
BG=Pink gold
BT=Platinum
DA=Yellow gold combination
DD=Gold combination
DG=Pink gold combination
DL=Gold combination
MD=Gold plated
SP=Strap
ST=Stainless steel
TA=Titanium and yellow gold combination
TI=Titanium
TL=Titanium and pink gold combination

111 : description of the watch :

1st digit : strap/bracelet material :
1: Leather strap (men's)
2: Leather strap/diamond decorated bezel (men's)
3: Bracelet (men's)
4: Bracelet diamond decorated bezel (men's)
5: Leather strap (ladies')
6: Leather strap diamond decorated bezel (ladies')

2nd digit : movement type :

0: Manual winding chronograph
4: Manual winding chronograph
6: Non-chronograph
7: Self-winding chronograph
8: Quartz or tuning fork chronograph

3rd digit : additional features :

5: No date
6: Date
8: Chronometer

(2)222 : models

Differentiation of various models use to be only 3 digits from 1963 to 1970 , then 4 digits :
These individual numbers do not designate anything specific, but are used to distinguish between the various models produced

-99 : year of manufacturing

Last two digits :
Designate year of manufacturing of the watch
64=1964 ……

Omega PIC numbers :

OMEGA PIC numbers consist of 8 digits in the following format :

XXXX.YY.ZZ

Here is the way to "decode" them :

XXXX :

1st digit product line :
1=Constellation
2=Seamaster
3=Speedmaster
4=DeVille (DeVille Prestige and Symbol)
5=Louis Brandt
7=DeVille

2nd digit material type :
1=Gold Case on Gold Bracelet
2=Steel-Gold Case on Steel-Gold Bracelet
3=Steel-Gold Case on Partial Steel-Gold Bracelet
4=Steel-Gold Case on Steel Bracelet
5=Steel Case on Steel Bracelet
6=Gold Case on Leather Strap
7=Steel-Gold Case on Leather Strap
8=Steel Case on Leather Strap

3rd and 4th digit : product variation
Varies by product line

YY :

5th digit : Dial color :
1=Champagne
2=White
3=Silver
4=Gray
5=Black
6=Ivory
8=Blue

6th digit : hours marker :
0=Mixed
1=Indexes
2=Arabics
3=Roman
5=Diamonds

ZZ :

7th and 8th digit : strap color :

00= bracelet
01=Black
02=Brown
03=Blue
04=Green

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MessageSujet: Omega . Les aiguilles utilisées jusqu'aux années 30   Mar 25 Avr 2017 - 16:14

Extrait du catalogue général Omega




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MessageSujet: La lubrification des Omega (Doc de 1957)   Mer 17 Mai 2017 - 12:43








































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MessageSujet: Le premier Chronographe automatique d'Omega   Lun 30 Oct 2017 - 17:54

Le premier Chronographe automatique d'Omega





Le début d’une nouvelle technologie est toujours l’occasion d’émuler chez ses concurrents un esprit d’innovation qui parfois s’assoupit. L’apparition publique en 1969 des premiers chronographes à remontage automatique a suscité de la part des concurrents de Zenith, Breitling-Buren- Hamilton-Heuer et Seiko, la volonté de rester dans la course à l’innovation et donc d’offrir au plus vite un chronographe bénéficiant du remontage automatique. Omega, qui avait rejeté en 1947 ce type de montre s’est retrouvé pris de court 22 ans plus tard et a dû imaginer avec son partenaire Lémania une nouvelle génération de chronographes. Ce fut le début d’une nouvelle ère.

Un savoir-faire solide

A partir de 1969 et de la présentation de trois mouvements de chronographes à remontage automatique, les grandes maisons horlogères vont se livrer à une concurrence sans merci en présentant chacune leur modèle de chronographe original. Omega s'appuie sur Lémania qui est l'un des plus grands spécialistes suisses des chronographes pour proposer son premier chronographe automatique. Lémania avait en 1947 mis au point grâce à son calibriste Albert Piguet, un prototype de calibre de chronographe à remontage automatique. Albert Piguet avait "greffé" sur un calibre de chrono CH27-C12A, un système de remontage à butée, très bruyant mais efficace. Le calibre était épais ce qui n'était guère à la mode et imposait un diamètre de montre jugé trop important pour que la commercialisation puisse être envisagée par Omega. Paul-Emile Brandt alors à la tête de la marque de Bienne l'avait donc balayé d'un revers de main en l'estimant superflu et ...sans avenir.





Ce sont indéniablement les avancées de la concurrence qui alertent Omega en cette fin des années 1960. Omega incite à réfléchir avec Lémania à la création d'un mouvement moderne à remontage automatique. C'est ainsi que l'ingénieur de la Chaux de Fonds Raoul-Henri Erard met au point le premier calibre de chronographe à remontage automatique vendu sous la marque Omega. Le mouvement est fabriqué comme ses aînés chez Lémania et tire son énergie d'une masse oscillante montée sur roulement à billes, inventée par Marius Meylan-Piguet et breveté le 28 décembre 1970.



Une nouvelle génération de chronographes



Baptisé 1040, le mouvement appartient à la génération des calibres évoluant à la fréquence de 28 800 alternances par heure. Originalité, il est muni d'une part d'un quantième (date) et d'autre part, d'un indicateur 24 heures à lecture jour-nuit. Les premiers exemplaires de chronographes sont présentés en 1971 dans des boites tonneaux, étanches à 60 mètres. Les cadrans rhodiés soleil comportent une échelle tachymétrique 500-60 km/h. Des variantes offrent une échelle pulsométrique ou télémétrique. La minuterie est dessinée au cinquième de seconde et les index de type baguette sont lapidés avec des points de tritium. Les aiguilles de chrono sont intéressantes car par la conception même du calibre, la totalisation des minutes se fait à partir de l'axe central au moyen d'une aiguille trainante ailée dite "aiguille flèche"? Un totalisateur de 12 heures situé à six heures enregistre les heures chronométrées. Le verre en plexi bombé signé au centre avec la lettre Omega est renforcé mais il reste facilement polissable.

Le chronographe est décliné dans plusieurs types de boites tonneaux avec ou sans couverture de la fixation du bracelet, avec bracelet souple ou acier et enfin avec boite dite pilote avec couvre-anses. Cette dernière boite préfigure ce que sera la Speedmaster Mark III. Si Omega tient avec ces formes de boites des modèles qui sont dans la tendance de la mode et traverseront facilement le temps, il faut reconnaître que la lecture de son chronographe est moins intuitive que celle des concurrents qui ont dévoilé leurs versions deux ans plus tôt. Le principe de la trotteuse centrale qui dissimule l'aiguille du totalisateur sur le même axe que les aiguilles des heures et minutes ne contribue pas à améliorer la lisibilité. En outre, la présence d'un compteur à 9 heures et d'un autre à 6 heures créent un déséquilibre du cadran ce qui le désavantage au regard des modèles des concurrents qui ont mis l'accent sur la qualité visuelle de l'affichage. Le mouvement 1040 présente toutefois l'intérêt d'être précis et silencieux et d'avoir une bonne réserve de marche grâce à un remontage facile via sa masse oscillante. Le 1040 va donc s'installer dans plusieurs modèles et s'il ne supplante pas la version à remontage manuel qui équipe notamment la Speedmaster Professional, c'est simplement en raison du succès immense de ce dernier modèle qui grâce à l'aventure spatiale et aux expéditions lunaires en cours au début des années 1970 remporte un triomphe tant lié à sa notoriété qu'à son succès commercial.

Une nouveauté attendue



Omega fera quelques essais de variantes d'aiguilles et de couleurs, la plus réussie est sans doute celle avec les aiguilles blanches sur cadran noir dans la lignée de la Speedmaster Professional mais aussi celle avec les aiguilles de chrono bleu azur et aiguilles horaires noires. Dans le foisonnement des modèles Omega du début des années 1970, ces chronographes apparaissent comme très représentatifs de la modernité d'Omega et de sa réactivité pour offrir au public des produits qui s'avèrent très attendus. L'apparition du chronographe bracelet à remontage automatique a en effet provoqué une nouvelle demande de la part de la clientèle qui ne veut plus avoir à remonter sa montre chaque jour. La déferlante de la montre à quartz va en cela conforter l'idée qu'il faut libérer le porteur d'une montre de toutes les contraintes de remise à l'heure et de remontage. Les chronographes étaient les dernières montres à ne pas avoir de remontage automatique alors que les modèles à trois aiguilles en disposaient déjà y compris pour les modèles sportifs et en particulier ceux de plongée. Omega avait donc pris un peu de retard face à ses concurrents quand son chronographe Seamaster automatique est enfin arrivé dans les vitrines des détaillants. Très attendu comme toutes les nouveautés Omega, ce mouvement bénéficiera de quelques petites évolutions techniques avant d'être supplanté par les calibres ETA adaptés pour Omega.

Novateur et historique pour la firme de Bienne, le calibre 1040 de la Seamaster intéresse aujourd'hui par son affichage non conventionnel et original. Il est en cela un peu à part dans l'univers des chronographes bracelet où la majorité des pièces est très respectueuse des habitudes du public. Omega démontre avec ces modèles qui ont près de 50 ans, que leur niveau de qualité leur a permis de traverser les décennies sans être altérés et qu'en se plaçant comme inventeur d'un design, ce chronographe a su rester hors des modes et hors du temps qu'il mesure.


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MessageSujet: Je vends la montre de mon grand-père    Dim 7 Jan 2018 - 13:10

Je vends la montre de mon grand-père




Partie 1


Citation :
Certains ont dû avoir une cinquantaine de grands-pères ou des grands-pères collectionneurs pour avoir tous les 6 mois, ou plus souvent encore, la montre de leur grand-père à vendre. Bref, régulièrement, on voit des annonces ici et là pour vendre la montre du grand-père... La démarche me trouble un peu, sans doute parce que de mon grand-père je n'ai qu'un petit morceau de rail de chemin de fer qui traînait au fond d'un carton et qui avait marqué ma mémoire d'enfant.

Je regarde souvent ces annonces sur Ebay de gens qui vendent la montre du papy mais souvent j'abandonne quand le vendeur raconte en plus l'histoire de la manufacture en plaçant au 18ème siècle la création des grandes manufactures et en expliquant que la montre est en parfait état alors qu'il lui manque une roue ou un composant...

Cette fois, ce n'est pas moi qui ai vu l'annonce mais un ami et en la lisant je suis tombé de la chaise. Le vendeur expliquait à mots couverts connaître des difficultés financières (c'est un Américain) et bien que sachant que la montre de son grand-père valait plus cher, il en proposait en achat immédiat un prix plus que raisonnable.  

En général, il y a un vice bien caché dans ce type de montre pour justifier un tel discours. En regardant la photo, je n'en vis aucun et mieux, le vendeur, sans doute craintif d'une évaluation négative, en listait les vices, des défauts sans aucune forme d'importance.

Là où ce monsieur devint passionnant c'est quand il expliqua que son grand-père avait joué un rôle majeur dans un Etat américain et que la montre avait joué un rôle dans son ascension. Sans hésiter et bien que dubitatif, j'achetai la montre qui est une pièce plus belle encore que ce que présentait son propriétaire. Une fois l'achat fait, j'interrogeais le vendeur sur l'utilisation faite par le grand-père de la montre et le pourquoi de cette pièce entre ses mains. Le vendeur fort gentiment me répondit complètement.

Je ne vais pas aujourd'hui vous raconter l'histoire de cette montre mais je n'en suis pas encore revenu moi-même. Non seulement elle a une esthétique unique mais en plus elle n'a quasiment aucun défaut (j'ai mis 1 minute à la faire fonctionner). Je dois dire que je n'avais jamais vu une pièce de cette qualité dans une boite en argent, mais je ne vous dévoile pas le sujet, vous le découvrirez très bientôt !


Partie 2


Je vous avais évoqué l'achat d'une montre dotée d'une belle histoire . Ceux d'entre vous qui lisent la Revue des Montres ont pu la découvrir en Avril et la voici en version FAM ... Cette histoire est une histoire vraie faite à partir de témoignages et vérifications. Bonne lecture !    


Le Chronographe Omega du sénateur Forsyth  





Certaines montres ont une histoire forte et intense. C’est souvent l’apanage des plus belles pièces. La montre du Sénateur Américain Charles Floyd Forsyth est riche d’une histoire qu’il a marquée par l’utilisation peu commune qu’il fit de son chronographe et par le fait que son garde temps a traversé le temps sans perdre de ses qualités esthétiques exceptionnelles.  

Omega : L’une des premières manufactures de chronographes

Omega fut l'une des premières manufactures à s'intéresser au chronométrage des temps courts et donc au développement des chronographes. Prisés par les militaires, les ingénieurs, les premiers aviateurs et les automobilistes dont les tableaux de bord des automobiles étaient rudimentaires, le chronographe était une pièce difficile à produire car faisant appel à une main d'œuvre davantage formée que celle qui pouvait être affectée à la fabrication des montres classiques.
Nombreuses furent les manufactures qui ne développèrent pas leurs premiers modèles de chronographes mais préférèrent en sous-traiter la fabrication des mouvements à des maisons spécialisées dont la maison Reymond, fabricant des Valjoux, fut sans doute l'une des plus productives dans les premières années du 20ième siècle.
Les fabricants d’ébauches étaient dans les premières années du siècle, capables de livrer à partir des mêmes bases, des mouvements dont la découpe des ponts était si différente qu’elle faisait oublier que l’architecture des mouvements était la même. Entraient ensuite en scène les termineurs de mouvements ou finisseurs d’ébauches qui doraient, rhodiaient, anglaient voire amélioraient l’empierrement des pièces.
Par essence, le chronographe fut imaginé pour être fonctionnel et fiable et jusqu'aux années 1910, son prix élevé conduisit les acquéreurs à préférer des boites lisses en acier ou métal blanc, plus rarement en argent, et exceptionnellement en or. L'usage de ce type de montre en toutes circonstances fait que les boites meilleur marché sont sans doute préférées.



Depuis la fin du 19ème siècle, Omega produit de superbes chronographes de 19 lignes que la manufacture fait évoluer au gré de ses connaissances et de sa maîtrise dans la conception et la fabrication de ce type de calibres.  Les montres sont dotées de totalisateurs à saut semi-instantané et de cadrans en émail et ébauches d'échelles tachymétriques. Les cadrans en plusieurs parties et dont les sous-compteurs sont rapportés, sont souvent les modèles les plus chers. Ces pièces de poche, chronographes monopoussoir ont un totalisateur des minutes à midi et pas encore de totalisateur des heures. Ces derniers viendront bien plus tard.  Les montres massives sont rarement dans des boites gravées afin d’en limiter le coût.
Posséder l’un de ces chronographes est un signe de qualité et ce d’autant plus si le garde temps présente une certaine esthétique ou recherche. Au début du siècle, l’Art nouveau domine la mode et le mobilier autant que les montres se parent de gravures, dessins romantiques et voluptueux, et de fleurs qui vont marquer toute la période. Les chronographes Omega peuvent sur commande spéciale être proposés dans des boitiers ainsi travaillés, frappés par des médaillers qui se spécialisent dans la frappe de boites pour les grandes manufactures d’horlogerie.


Un chronographe de luxe qui traverse l’Atllantique

La pièce dont l’histoire va s’écrire est vendue en Europe, sans doute en France et il difficile d'expliquer avec certitude comment elle prend le chemin des Etats-Unis, sinon par l'intermédiaire d'un militaire des « Corps of Engineers » ou des « Signal corps » qui aurait pu en faire l'acquisition en 1919 et la ramener avec lui par la suite, lors du retour sur le territoire américain. La trace de la montre s'égare en effet, après la fin des années 1910 jusqu'à ce qu'elle soit remarquée, peut-être dans la vitrine d'un prêteur sur gage, au milieu des années 1950, dans l'Etat du Kansas.
Ce jour là, un jeune avocat né en 1921, Charles Floyd Forsyth, spécialisé dans les affaires criminelles qu’il défend avec aisance et brio, la remarque dans une vitrine.  Il faut dire que les montres américaines sont rarement en argent massif mais plutôt en métal plaqué or jaune ou blanc et que de ce fait, les pièces en argent massif sont davantage prisées quand on souhaite une pièce en métal précieux sans aller jusqu’à investir dans une montre en or massif.
Charles Floyd Forsyth fait l'acquisition de ce magnifique chronographe de 55 mm de diamètre superbement décoré avec l’idée de théâtraliser ses plaidoiries. Nombreux sont alors les avocats américains qui pour détourner l'attention des jurés voire de la cour, et l’attirer vers eux, usent d'accessoires qu'ils manipulent pendant leurs plaidoiries et celles de la partie adverse. Pour l'un, l’accessoire choisi sera un fume-cigarette, un briquet dont il claque le couvercle, pour l'autre, un étui à cigarettes ou un stylo. Ces accessoires donnent du panache, de l'image face aux jurés et jouent parfaitement le rôle d'objets catalyseurs d’attention et finissent par focaliser les regards sur leur manipulateur.
Cet avocat spécialisé dans la défense pénale et les audiences criminelles ouvrit un cabinet à Erie Kansas et travailla pour la ville. Il devint sénateur du Kansas en 1961 et ce jusqu’en 1964 et fut l'avocat de la section locale de « l'American Legion » sorte de confrérie paramilitaire. Par la suite, il est candidat au poste de gouverneur du Kansas, mais essuie une défaite.



Le petit fils de Charles Floyd Forsyth se souvient très bien à quel point son grand-père jouait dans les tribunaux, lors des audiences, avec son chrono qu'il déclenchait et remettait à zéro puis rangeait avec soin dans sa poche. Sans doute l'instrument servait-il aussi à mesurer le temps consacré à un client et à lui facturer au temps passé, le travail réalisé à son profit. Charles Floyd Forsyth ne quittait jamais son chrono en argent Omega. La firme suisse n'était sans doute pas aux Etats-Unis, la plus connue des manufactures helvétiques car à l'époque, Longines très implanté sur le territoire Nord-Américain était représenté par la maison Wittnauer et proposait des montres chronographes particulièrement réussies. La marque était en outre très bien distribuée et c'est donc plus probablement le hasard qu'une recherche dédiée qui a mis ce chronographe sur le chemin de Charles Floyd Forsyth.


Aujourd'hui, les tribunaux américains ne tolèrent plus l'usage d'objets susceptibles de détourner l'attention ou de focaliser le regard des jurés et seule la vérité défendue par le talent de l'avocat doit peser sur la décision. A sa manière, ce chronographe témoigne d'une époque où la théâtralisation de la justice atteignait les prétoires et salles d'audience accompagnée d'accessoires sans lesquels les avocats d'aujourd'hui doivent compter. Le Chronographe Omega de Charles Floyd Forsyth a peut-être fait échapper à des jugements plus sévères nombre d'auteurs de délits mais il reste une pièce qui traverse le temps et dont l'histoire peu courante en fait un objet subtil et rare.


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MessageSujet: Omega : 'histoire de la Speedmaster Professional Mark II   Aujourd'hui à 18:51

La Speedmaster Professional Mark II





La Speedmaster Professional d'Omega est reconnue comme une icône horlogère et pour une fois le terme n'est pas galvaudé. Pourtant l'histoire de cette montre aurait pu être tout à fait différente si le marketing d'Omega l'avait emporté sur la sagesse de la NASA.

En 1969, Omega a toutes les raisons de se réjouir. Depuis 1965, la Speedmaster est associée au programme Gemini et la voici maintenant embarquée sur la lune avec Appolo. L'atterrissage lunaire de juillet 1969 a donné à Omega une notoriété mondiale et à la Speedmaster le rang de première montre portée ailleurs que sur Terre. Le premier voyage lunaire a d'ailleurs généré une belle frayeur chez Omega quand Buzz Aldrin a annoncé dans sa transmission que sa montre s'était arrêtée. Les gens d'Omega se sont décomposés au sol jusqu'à ce que l'astronaute démente cette information et dise "Ah, non ...C'était juste la trotteuse" . Il s'avérera qu'Aldrin qui laissait tourner le chrono avait par inadvertance arrêté celui-ci mais que la montre fonctionnait parfaitement.

Toute la communication d'Omega en 1969 repose sur l'exploit de la mission Apollo mais les équipes marketing de la marque biennoise craignent que la Speedmaster qui a déjà plus de 10 ans ne se ringardise face à une concurrence qui a déjà abandonné le verre en acrylique qui se raye facilement et a opté pour des design "Tonneau" très en vogue dans cette période.



Omega va donc s'investir dans une Speedmaster Professional de deuxième génération et la baptiser Mark II pour mieux la faire identifier par le public. Le nouveau modèle est réputé avoir gardé le meilleur de la version originelle et y ajouter une étanchéité à 120 mètres, une boite plus design, un tachymètre sous le verre qui évite l'arrachement de la lunette, un verre plat mieux armé contre les reflets. Les responsables d'Omega sont si convaincus de la supériorité de leur nouveau modèle, qu'ils veulent négocier avec la NASA sa substitution à la version précédente.


Il faut dire que la qualité de montre portée sur la lune entraine les ventes vers le haut et Omega ne veut pas prendre le risque de recueillir une image vieillissante avec son modèle emblématique. Deux émissaires d'Omega sont donc dépêchés auprès de la NASA pour "vendre cette idée".  Le 14 février 1969, soit 5 mois avant que Neil Armstrong ne foule le sol lunaire, le directeur commercial d’Omega, Robert Forster et le délégué commercial pour le marché Nord-Américain Peter Morf se déplacent au siège de la NASA à Houston au Manned Spacecraft Center où James Ragan, ingénieur en chef de la division fournitures des équipages, les reçoit. L'entretien est emprunt d'un peu d'ironie de la part de Ragan qui est pleinement satisfait de la montre Speedmaster en service et n'entend pas s'encombrer des besoins marketing de ses interlocuteurs. Ces derniers n'ont manifestement pas intégré que la NASA a autre chose à faire que de se pencher sur un renouvellement de montres qui va supposer une nouvelle batterie de tests à un moment où la pression politique oblige la NASA a accélérer ses programmes si elle veut conserver ses budgets.

Les émissaires d'Omega tenteront bien de "placer" une montre adaptée à l'heure lunaire sans plus de succès dès lors que les Américains veulent une synchronisation avec les équipes terrestres et non un folklore commercial pour asseoir davantage une marque de montres suisses en mal d'image. Ainsi en 1969, le devenir de l'Omega Speedmaster Mark II est déjà scellé sur du court terme. Ce ne sera pourtant pas faute pour Omega de tenter d'associer l'image de sa Speedmaster "lunaire" avec cette version Mark II en organisant une communication qui promeut les deux versions. De même, désigner la version initiale sous le terme Mark I pour mieux inscrire dans la mémoire collective que l'une est la suite de l'autre, ne suffiront pas à imposer la Mark II qui pourtant a reçu la mention "Professional" ce qui pour Omega induit une montre à usage professionnel par la NASA.



L'opération menée par Omega a donc raté et en 1976, Omega cesse de commercialiser la Mark II qui renaitra de ses cendres en 2014 sans plus faire mention à la Mark II ni à une utilisation professionnelle.

Agréable à porter, un peu "pataude", la Speedmaster Omega Mark II reste marquée par le design seventies mais munie du même moteur que sa grande sœur, elle est bien une Speedmaster à part entière amputée du rêve lunaire certes mais avec la fiabilité et de réelles améliorations par rapport à sa grande sœur. Toutefois cette dernière est devenue irremplaçable et rien n'arrive à surpasser le design de la version initiale qu'Omega a étendu à la majorité des modèles de ses collections.

Agréable à porter, cette Speedmaster Mark II a ainsi une histoire qui aurait pu l'emporter sur notre astre si la Nasa avait joué le jeu d'Omega. Le refus de l'agence spatiale n'en donne que plus de portée au choix de la version retenue qui, c'est certain, ne s'est encombré d'aucune considération commerciale.


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