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 Actu: Trois millions d’épaves sont menacées

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ZEN
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MessageSujet: Actu: Trois millions d’épaves sont menacées   Actu: Trois millions d’épaves sont menacées EmptyDim 9 Déc - 1:10

Citation :
Trois millions d’épaves sont menacées




Vianney Aubert

30/11/2007



Actu: Trois millions d’épaves sont menacées 122b3882-9f85-11dc-a089-56935b436c84

Le butin récupéré par les douanes françaises comprend des amphores gallo-romaines comme des objets du XVIIIe siècle (ci-dessus un canon récupéré sur une épave échouée près de Palavas-les-Flots)



Après l’arrestation des pilleurs en France, l’Unesco lance un cri d’alarme pour la protection du patrimoine sous-marin.
«Nous ne pouvons pas mettre un gendarme derrière chaque épave», déplore Michel L’Hour. Au lendemain de la saisie, mardi et mercredi, de plusieurs centaines d’objets chez des pilleurs d’épaves en Languedoc-Roussillon, le directeur du département des recherches archéologiques sous-marines (DRASSM) au ministère de la Culture est partagé entre satisfaction et colère.

Satisfaction d’avoir mis la main sur un butin de 900 objets, des vases et amphores gallo-romaines, des piastres et des canons du XVIIIe siècle. «Certaines pièces sont magnifiquement conservées. Elles peuvent entrer directement dans les vitrines d’un musée», confie-t-il, avant de fulminer contre ces «prédateurs» qui, pendant des mois, ont siphonné des navires gisant sur tout le pourtour méditerranéen. «Il y a un ras-le-bol général. Nous sommes las de regarder ces gens qui, parce qu’ils plongent, s’estiment propriétaires», dit-il.

Depuis son arrivée à la tête de la DRASSM, il y a plus d’un an, Michel L’Hour est parti en guerre contre ces fossoyeurs des mers. Depuis le début de l’année, plus de 2 000 objets ont été saisis en France, dont mille arrachés à des épaves de l’Atlantique et de la Manche. Mais la lutte est sans fin. Comment surveiller un domaine maritime qui par son étendue – 11 millions de km2 – est le deuxième au monde ? La tache est immense. Pour le seul littoral métropolitain, les archéologues estiment que 20 000 épaves gisent sous la mer, dont seulement 1 250 ont été explorées par la DRASSM.

Au total, selon l’Unesco, ce serait plus de trois millions d’épaves non explorées qui seraient menacées par les exactions des chasseurs de trésors. «C’est une sorte de cri d’alarme que nous lançons. Il y a urgence. Le patrimoine subaquatique est de plus en plus menacé du fait des progrès technologiques qui permettent aux chasseurs de trésors de sortir des objets protégés depuis des siècles par les eaux», a déclaré, il y a une semaine, Françoise Rivière, sous-directrice générale de l’Unesco. Mais voilà, six ans après son adoption, la convention de l’Unesco pour la protection du patrimoine sous-marin n’est toujours pas entrée en vigueur. Elle devrait l’être à la fin de l’année, quand vingt pays l’auront enfin ratifié. La France, qui estime la convention en contradiction avec sa propre législation plus restrictive, n’a pas l’intention de la signer.


Inscription d’épavesau patrimoine mondial

La convention de l’Unesco pourrait ouvrir la voie à l’inscription d’épaves sur la liste du patrimoine mondial, mais elle ne permettra pas de dresser des barbelés autour des milliers d’épaves convoitées par les chasseurs de trésors. Parfois même au péril de leur vie. Le fondateur de l’Institut européen d’archéologie sous-marine, Franck Goddio se souvient de la découverte d’une épave gisant au large des Philippines par 50 mètres de fond. Les pilleurs, venus en pirogue des villages côtiers, avaient plongé avec un matériel bricolé, lestés de pierre, des palmes en bois aux pieds. Plusieurs étaient morts dans l’espoir de trouver quelques pièces d’or ou d’argent. «Il y avait au fond un tapis de céramiques brisées. C’était un désastre», se souvient Franck Goddio.


Un nouveau tourisme

En organisant au début de l’année, au Grand Palais, l’exposition «Trésors engloutis d’Égypte», Franck Goddio a fait découvrir l’archéologie sous-marine au grand public. La présentation d’œuvres, trouvées dans l’antique port d’Alexandrie, aujourd’hui immergé, et dans la cité perdue d’Héracléion, est une façon de sensibiliser à la préservation du patrimoine. Pour l’Unesco, l’essor de l’archéologie sous-marine promet le développement d’un nouveau tourisme. C’est un des arguments avancés pour convaincre les États de veiller attentivement sur leur patrimoine. «En Croatie, il y a 2 000 à 3 000 personnes qui vivent de la plongée sur des épaves. C’est une richesse touristique qu’on ne peut dilapider», dit Jasen Mesic, spécialiste de la protection du patrimoine subaquatique.


http://www.lefigaro.fr/culture/2007/11/29/03004-20071129ARTFIG00666-trois-millions-depavessont-menacees.php

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MessageSujet: Re: Actu: Trois millions d’épaves sont menacées   Actu: Trois millions d’épaves sont menacées EmptyMar 8 Jan - 7:49

Et ils trouvent des montres ?
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