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 Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008

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alain2701
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MessageSujet: Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008   Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008 EmptySam 12 Avr 2008 - 10:25

Après notre passage sur l'espace Moser semaine dernière, nous avions souligné l'excellent accueil de Monsieur Eric Moser.

cf http://forumamontres.forumactif.com/revues-videos-photographies-fiches-pratiques-f2/revue-d-un-vendredi-a-baselworld-t33030.htm

Il nous a été remis un petit kit avec un CD-ROM dont je vais essayer de vous faire partager les informations sur la manufacture.

L'histoire de Moser & Cie

Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008 Logomo12


En septembre 2002, une nouvelle société horlogère est sortie des fonts baptismaux: Moser Schaffhausen AG. Elle doit son nom à un horloger et homme d’affaires célèbre bien au-delà des frontières de Schaffhouse et dont les montres sont légendaires. Heinrich Moser les vendait aux tsars de Russie ainsi qu’en Chine, à Paris et à New York.

Un petit cercle de professionnels de l’horlogerie et d’investisseurs a entouré l’arrière-petit-fils de Heinrich Moser, Roger Nicholas Balsiger, pour permettre la renaissance de la marque. Ces personnes sont unies par la passion des prouesses horlogères, le sens des affaires et le goût des belles montres. Des attributs qui, en 1826, animaient déjà Heinrich Moser lorsqu’il créa la société H. Moser & Cie. La raison sociale devint une marque et, bien au-delà des frontières de sa ville de naissance, un synonyme de montres d’une qualité exceptionnelle.

De son temps, Heinrich Moser avait formé bien des projets pour l’industrialisation de Schaffhouse où il avait rêvé d’établir une manufacture horlogère. 200 ans après sa naissance, c’est aujourd’hui une réalité.

Heinrich Moser est également à la base du principe directeur de la nouvelle société: si l’on veut produire les meilleures montres du monde, il faut s’adresser aux meilleurs sous-traitants. Parce que ce sont eux qui, dans leur environnement familier, dans un réseau de savoir-faire, fabriquent des pièces d’horlogerie magistrales.

Moser Schaffhausen AG, la fabrique horlogère actuelle, s’inspire toujours des mêmes maximes: tout ce qui a trait à la fabrication de pièces de montre, au travail manuel qui marque l’achèvement du montage et à l’assemblage des montres, est fabriqué par les meilleures sociétés de sous-traitance de l’industrie horlogère suisse. Parmi ces pièces, il y a notamment les plus délicates à produire pour une montre mécanique, comme l’échappement avec la roue d’échappement et l’ancre, les palettes, l’ellipse ou les vis de balancier en or massif véritable.

Les principaux sous-traitants sont installés dans le Jura suisse, tout près de la frontière française. C’est ici, dans un cadre à la fois sauvage et bucolique, que l’on trouve toujours les meilleurs horlogers du pays. Ils fabriquent des pièces qui sont d’authentiques chefs-d’œuvre, assemblées selon un procédé purement artisanal pour devenir les mouvements exclusifs des montres Moser.

Moser Schaffhausen AG, propriétaire de la marque déposée dans le monde entier
H. Moser & Cie, est pourtant étroitement liée à Schaffhouse: les bureaux de la direction sont aménagés dans une villa presque centenaire qui surplombe les chutes du Rhin. L’administration, le service technique et les ateliers ne sont distants que de quelques minutes. Tout le travail de développement s’est déroulé dans ces locaux. Avec beaucoup de passion, de compétence professionnelle et de minutie scientifique, des horlogers chevronnés ont conçu ici des mouvements mécaniques qui sont un véritable feu d’artifice d’innovations et réservent de nombreux avantages supplémentaires à leurs heureux destinataires. Dans un contexte moderne, la technique historique a été réinterprétée de manière surprenante pour présider à l’exclusivité et à la préciosité des nouveaux mouvements. Certaines traditions de la marque H. Moser & Cie ont été préservées et intégrées dans les nouvelles montres, rendant la filiation aisément reconnaissable.


Aujourd’hui, plus de 175 ans après la première création, Moser Schaffhausen AG présente un effectif d’une vingtaine de personnes et de vastes expériences de l’horlogerie internationale. La société est représentée par le président d’honneur du conseil d’administration, l’arrière-petit-fils de Heinrich Moser, Roger Nicholas Balsiger.

Roger N. Balsiger lors d’une interview en 2004:
«Dans ses lettres, mon arrière-grand-père s’est souvent plaint amèrement de n’avoir pas pu exercer, comme son père et son grand-père avant lui, la profession d’horloger officiel de la ville de Schaffhouse. Je suis très ému que nous ayons pu lui permettre ce retour dans sa ville 200 ans après sa naissance. La création de Moser Schaffhausen AG referme le cercle d’une entreprise dont la première apparition date de 1826.»

Eric Moser, président du conseil d’administration:
«La forme particulière de collaboration dans un esprit de partenariat avec nos fournisseurs au niveau technique et qualitatif le plus élevé, où nous avons sans cesse été confrontés à de nouveaux défis, était l’une des expériences les plus marquantes de toute la période de développement.»

Jürgen R. Lange, vice-président et délégué du conseil d’administration:
«Un feu d’artifice de perfectionnements techniques, avec un avantage maximal pour le client, distingue les mouvements mécaniques développés dans notre maison et utilisés en exclusivité pour H. Moser & Cie.»

Michel Staub, administrateur et membre de la direction:
«Les montres Moser des temps modernes fascinent par leur élégance classique et une propension sympathique à l’understatement.»

Ulrich Blauw, membre du conseil d’administration:
«Une solide maîtrise de l’artisanat et la passion horlogère sont à l’origine de montres qui séduisent par leur sobriété et ne livrent la complexité de leur vie intérieure qu’au connaisseur qui les examine de plus près.»

Christoph Born, membre du conseil d’administration:
«Une équipe dont l’enthousiasme face à l’idée d’une création d’exception est irrésistiblement communicatif.»


Histoire d'Heinrich Moser
Né le 12 décembre 1805, Heinrich Moser a grandi dans une famille d’horlogers schaffhousois. Son grand-père, Johannes Moser (1730-1820), ainsi que son père, Erhard Moser (1760-1829), étaient des horlogers de la ville du bord du Rhin. C’est auprès de son père qu’il apprit, entre 1820 et 1824, le métier traditionnel d’horloger. Après 1824, il s’installa au Locle (Suisse) afin de parfaire ses connaissances dans les ateliers de maîtres horlogers. A cette époque, il était déjà conscient des obstacles que les règles corporatistes représentaient et les combattait avec véhémence, tout en reconnaissant parallèlement que certains de leurs aspects étaient propices à la qualité et méritaient même, à ce titre, d’être développés. Il se distingua rapidement par son habileté et réussit à débuter une petite affaire prospère de vente de pièces. Au bout d’environ un an et demi, Moser était déjà considéré comme un excellent professionnel et des propositions de travail lui parvinrent d’Italie et de Paris. En qualité d’horloger indépendant, il encastra à partir de 1826 des montres dans des boîtes et des meubles pour le compte d’un commerçant allemand. En novembre 1827, la perspective de faire de bonnes affaires le conduisit en Russie, à Saint-Pétersbourg, où il créa en 1828 la société Heinrich Moser & Co. Cette étape majeure constitue l’heure de naissance de ce qui devint, par la suite, une marque à succès.

Les affaires de Moser étaient florissantes, sans doute aussi parce que durant sa vie entière, il veilla à ne vendre que des montres d’une qualité parfaite: nulle montre ne pouvait passer le comptoir sans avoir été vérifiée personnellement par ses soins ou par l’un de ses représentants. C’est afin d’assurer de telles exigences qualitatives élevées qu’il créa au Locle, en 1829, une fabrique horlogère exclusivement destinée à produire des montres pour sa propre distribution en Europe et en Russie. Le bâtiment qui l’abrita existe aujourd’hui encore.

De son temps, l’assortiment de montres Moser comptait jusqu’à 70 calibres différents. En plus des mouvements de sa propre fabrique, il vendait également ceux provenant de maisons aussi renommées qu’Urban Jürgensen ou Jaeger-LeCoultre. Depuis 1860, il apparaît dans leurs archives et s’était procuré jusqu’à 64 calibres différents, dont 24 complications. La qualité sans compromis de ses montres lui permit de devenir un fournisseur des tsars, de familles princières et de l’armée. En quelques années, il réussit à vendre des montres jusqu’au Japon, en Chine, en Perse, mais aussi en Occident, à Paris et à New York. Moser était devenu un homme d’affaires et un fabricant de montres prospère, qui sut également traverser les années de crise sans en souffrir outre mesure. A la fin de l’année 1848, il décida de rentrer en Suisse avec sa famille et de s’établir à Schaffhouse.

Désormais, la mission de sa vie consista à transformer une petite ville plutôt tranquille en un centre industriel dynamique et attrayant, capable d’accueillir aussi une production horlogère. C’est à cette époque qu’il se fit construire, pour lui-même et sa famille, le prestigieux château Charlottenfels, dans la campagne schaffhousoise.

En 1851, il acheva la construction d’un canal sur le Rhin, servant à alimenter une turbine hydraulique d’une puissance d’env. 80 CV. En collaboration avec d’autres personnalités de la ville, il créa en 1853 les sociétés «Schweizerische Waggonfabrik bei Schaffhausen» ainsi que «Schweizerische Industriegesellschaft (SIG) Neuhausen». La même année, il fut cofondateur de la ligne ferroviaire entre Schaffhouse et Winterthour. D’autres participations, créations de sociétés et contributions à des créations dans les années qui suivirent témoignent de son inépuisable engagement.

Au cours de l’hiver 1863/64, il lança le chantier du plus grand barrage suisse sur le Rhin dans le but de fournir, par le biais d’un engrenage de transmission, de l’énergie motrice plus avantageuse à des entreprises industrielles des environs. Les turbines alimentaient de gigantesques transmissions à câble qui transportaient directement l’énergie jusqu’aux différents ateliers et halles industrielles. L’ère industrielle a véritablement débuté pour Schaffhouse grâce à cette usine hydroélectrique.

Bien qu’il devint alors une personnalité locale en vue, les épreuves ne furent pas épargnées à Heinrich Moser. C’est ainsi qu’il ne se remit jamais de la déception causée par le désintérêt de son fils unique, Henri Moser (1844-1923), face à son métier et la possibilité de lui succéder.

Heinrich Moser mourut le 23 octobre 1874. Dans son testament, il légua toutes ses affaires à sa seconde épouse, Fanny, et fit ainsi d’elle l’une des femmes les plus riches de Suisse. Ne voulant pas porter la responsabilité d’activités devenues internationales, elle céda en 1877 toute la branche des opérations en Russie au directeur local, un certain Winterhalter, et la fabrique horlogère du Locle à Paul Girard. Les contrats de vente stipulaient que toutes les sociétés susceptibles d’en être un jour issues devraient porter le nom déposé de H. Moser & Cie ou celui de Heinrich Moser & Co.

Aujourd’hui encore, Heinrich Moser est omniprésent à Schaffhouse; on y trouve toujours sa maison de naissance, dans la vieille-ville, ainsi que le château Charlottenfels. Quant au barrage historique sur le Rhin, il abrite aujourd’hui une usine électrique moderne. Un grand nombre de sociétés créées par Heinrich Moser ou qui l’ont été avec son aide sont encore en activité avec succès. Les Schaffhousois rendent hommage à leur célèbre concitoyen à travers une rue et un parc qui portent son nom, les Moserstrasse et Mosergarten, un buste en bronze et, bien entendu, le château Charlottenfels accessible au public.


Dernière édition par alain2701 le Sam 12 Avr 2008 - 10:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008   Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008 EmptySam 12 Avr 2008 - 10:29

Le module d'échappement intercheangeable
La durabilité et la facilité d’entretien sont des caractéristiques qui, dans le cahier des charges des services de développement de Moser, occupaient une place majeure. Les ingénieurs n’ont donc pas manqué de rechercher des moyens pour améliorer le cœur mécanique d’une montre, le mécanisme chargé d’entretenir les oscillations. C’est ainsi qu’ils remplacèrent d’abord la raquette de l’échappement par des contrepoids classiques en or massif, situés sur la serge du balancier. Ce ne fut pas une mince affaire puisqu’il fallut produire des vis dont le diamètre de filetage n’était que de 0,35 mm. L’avantage qui en résulte valait amplement ces efforts: les oscillations du balancier sont plus régulières, l’échappement est moins sensible aux chocs et l’influence de la position de la montre sur la précision de marche devient moindre.
Lorsqu’un mouvement doit être nettoyé dans le cadre de son entretien afin d’éliminer les traces d’usure dues au frottement, il faut démonter toutes les pièces, les laver, les rassembler et les huiler. Cela s’applique également à des pièces telles que l’échappement qu’il faut ensuite réguler à nouveau: un processus délicat qui prend surtout beaucoup de temps. Moser a également trouvé une solution innovante à ce problème: pour la toute première fois dans une montre-bracelet, tout le dispositif de l’échappement est monté sur une platine séparée et est relié au reste du mouvement uniquement par la roue d’ancre. De cette manière, l’ensemble du mécanisme peut être substitué en ne détachant que deux vis. Au moment d’une révision, il est démonté et remplacé en échange standard. Les spécialistes de Moser nettoient alors le mécanisme et procèdent à son réglage. La durée de révision d’une montre Moser s’en trouve considérablement réduite et la régulation peut être nettement plus précise.


Le calendrier perpetuel
Les maîtres horlogers de Moser ont entièrement repensé le calendrier perpétuel qui tient compte de la durée variable des mois de l’année. C’est la première fois que cette complication classique est intégrée dans un cadran sobre, discret et élégant. Ainsi, dans la MOSER-PERPETUAL 1, l’affichage de la date se fait de façon tout à fait classique, sous forme de chiffre dans une grande fenêtre de cadran à 3 heures.

Le calendrier perpétuel de Moser est le seul au monde à posséder un affichage «flash calendar». Autrement dit, la date de la montre saute directement d’une fin de mois – sans position intermédiaire – au début du mois suivant. Pendant la phase de changement, par exemple du 28 février au 1er mars, aucune date non valable n’est visible: après le «28», la fenêtre du cadran affiche directement le «1».
Le calendrier perpétuel peut bien évidemment être ajusté en avant ou en arrière. La sélection du mois se fait moyennant une petite aiguille centrale pointant sur l’index des heures. Au dos du mouvement HMC341 se trouve l’indication des années bissextiles, réglable au moyen d’un axe à poussoir.


Le double Pull-crown
Les horlogers responsables du développement chez Moser remettent également en question les mécanismes fonctionnels les plus traditionnels d’une montre-bracelet. Il en va ainsi des diverses fonctions d’une couronne de remontoir.

Chez Moser, le mécanisme de la couronne a aussi trois fonctions commandées par des positions différentes: la position 1 sert à remonter la montre, la position 2 à corriger la date et la position 3 à régler les aiguilles – jusque-là, rien que de très ordinaire. Mais Moser a développé le «Double Pull Crown», un dispositif permettant d’engrener les différentes positions de la couronne de remontoir de manière aussi précise que possible. Il assure qu’en tirant la couronne jusqu’à la butée, seule la position 2, servant à la correction de la date, est activée. Ce n’est qu’en relâchant brièvement la couronne avant de la tirer de nouveau jusqu’à la butée qu’elle est placée en position 3 servant au réglage des aiguilles – ce qui exclut tout dérèglement malencontreux par inadvertance. Une pression finale sur la couronne la ramène dans la position de remontage 1. De cette manière, la recherche laborieuse de la position intermédiaire pour la correction de la date est ainsi abolie pour toutes les montres Moser avec affichage de la date. Une nouvelle fonction d’une grande exclusivité qui constitue un avantage supplémentaire bien réel pour le client.


La spirale Straumann

Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008 Spiral11

Quand le premier module d’échappement à ancre suisse interchangeable a été présenté, il y a deux ans de cela, dans les montres de H. Moser & Cie, il a immédiatement défrayé la chronique. L’exclusivité de la solution horlogère, roue d’ancre et ancre en or massif, pas de raquette, mais vis de réglage sur le balancier, système de contre-battue absolument inédit pour l’ancre en or latérale – la liste des spécialités et exclusivités pourrait se poursuivre à volonté.

Cette année, la passion des horlogers de chez Moser s’est consacrée au cœur du système d’oscillation, à savoir le spiral. C’est lui qui garantit la constance des oscillations en combinaison avec le balancier pour assurer la régularité de la marche et l’exactitude de la montre. Il a donc recueilli la grande attention que l’on peut imaginer de la part des ingénieurs de chez Moser. Avec le concours de sa filiale Precision Engineering AG et le savoir-faire de l’Institut Straumann AG, la formule et la technologie originales du légendaire matériau NIVAROX ont été recalculées et retravaillées au cours de ces cinq dernières années. Le professeur Dr h.c. Reinhard Straumann – le grand-père de celui qui est aujourd’hui membre de notre Conseil d’Administration, le Dr Thomas Straumann – est l’homme qui a, en 1931, développé, à partir de sept éléments, un alliage incassable, autocompensateur, inoxydable et antimagnétique, l’homme qui a ensuite déposé un brevet pour cette invention. Le brevet décrit la première formule concrète qui présente les propriétés souhaitées et est utilisée dans les montres en tant que matériau de spiraux. Légèrement modifié, on le trouve aujourd’hui encore pratiquement dans tous les mouvements de montres de grande série à système d’oscillation mécanique. Pendant de longues années, la fabrication du matériau a été suivie par Straumann sur le plan de l’assurance de la qualité. Il y a cinq ans environ, ces activités ont été reprises par Precision Engineering AG, qui a maintenant, avec le concours de H. Moser & Cie, édifié sa propre ligne de fabrication qui va de la fonte de l’alliage jusqu’au système d’échappement terminé.

Aujourd’hui, la performance est donc accomplie: tous les modules d’échappement de H. Moser & Cie vont successivement être équipés en exclusivité de Spiraux Straumann®. Pour commencer, sur la nouveauté du Salon 2007, la «HENRY Double Hairspring» à échappement Straumann Double Hairspring, et sur la déjà légendaire «MOSER PERPETUAL 1». En hommage à l’inventeur, les noms de marque Straumann Spirale®, Spiral Straumann® et Straumann Hairspring® ont été brevetés à l’échelle internationale.

La composition exacte de tous les matériaux d’une extrême pureté, du mélange de la fonte à la fabrication d’un fil arachnéen d’un diamètre de 0,075 mm seulement – plus fin qu’un cheveu humain – en passant par l’usinage du bloc de fonte brute d’environ 20 cm de diamètre et d’un poids de 80 kg, exige, d’une part, des connaissances de technologie qui sont le fruit de plusieurs générations de travail et, d’autre part, les meilleurs outils que l’on puisse imaginer. Mais seuls l’homogénéité du fil obtenue et le laminage d’une très grande précision du fil rond pour en faire un feuillard réunissent les conditions préalables à des spiraux d’une exactitude de chronomètre. C’est pourquoi le fil pour les Spiraux Straumann® est laminé à plat avec l’incroyable exactitude de 0,0001 mm, soit 0,1 millième de millimètre.

Malgré tout – ou peut-être justement parce que notre père fondateur Heinrich Moser avait déjà martelé, au XIXe siècle, la devise «Quiconque veut fabriquer les meilleures montres doit faire appel aux meilleurs fournisseurs» –, nous n’abandonnons la fabrication des spiraux à personne d’autre. Il n’y a que les minéraux que nous n’excavons pas de nos propres mains dans le sol.


Echappement Strauman Double Hairspring

Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008 5_echa11

Une fois de plus, H. Moser & Cie révolutionne le cœur de la montre mécanique: l’échappement. L’introduction du module d’échappement interchangeable de Moser dans toutes les montres de H. Moser & Cie avait déjà fait sensation dans le monde entier. L’utilisation de matériaux traditionnels et de très grande valeur, en combinaison avec l’interchangeabilité d’une extrême simplicité et sûreté, enthousiasment au même titre horlogers et amoureux de garde-temps. Bien évidemment, les spiraux de balancier qui donnent à la montre sa fréquence d’horloge avec le concours du balancier sont et restent fabriqués dans un matériau autocompensateur, le Nivarox. De cette manière, il est possible de plier, au second niveau, ladite courbe terminale de Breguet au-dessus du ressort spiral. A condition d’être correctement dimensionnée, cette courbe garantit que le spiral de balancier ne se tord pas sous l’effet des oscillations et que le centre de gravité demeure au milieu de l’axe, si bien que la force de gravité de la terre ne peut plus engendrer d'erreur.

En théorie, ce calcul est correct. Mais en pratique, il n’en subsiste pas moins toujours une erreur résiduelle microscopique parce que la courbe terminale très complexe à plier ne garantit tout simplement pas toujours à 100% que le centre de gravité demeure au milieu de l’axe – ce qui, bien évidemment, gêne les inventeurs-horlogers de chez Moser. C’est pourquoi ils ont recherché un procédé de compensation permettant d’éliminer cette erreur due à la force de gravité là où elle se produit et non pas d’éviter l’effet de l’erreur comme, par exemple, avec un tourbillon. Le résultat en est l’échappement à doubles ressorts spiraux de Moser.

Dans le cas de cet échappement, deux spiraux de balancier de construction identique sont agencés de telle manière que les centres de gravité des deux spiraux, lors de l’oscillation, se déplacent vers l’extérieur selon des trajectoires symétriques mais opposées. La somme du centre de gravité des deux spiraux demeure donc toujours au centre de l’axe et n’a donc pas de répercussion négative sur l’exactitude de marche de la montre.

Bien évidemment, pour pouvoir fabriquer un système d’échappement d’une telle complexité, il faut maîtriser jusque dans les moindres détails la réalisation des spiraux de balancier. Il est impératif de garantir que les deux spiraux aient les mêmes courbes caractéristiques et fixations. Avec le concours de sa filiale Precision Engineering AG, H. Moser & Cie a développé le spiral Straumann®, sur la base de la formule de l’inventeur du Nivarox, le professeur Dr h.c. Reinhard Straumann. De cette manière, il est garanti que le matériau présente l’homogénéité nécessaire et les propriétés mécaniques correspondantes. En outre, les spiraux doivent être fabriqués avec une identité telle que même la compensation de l’élasticité en cas de fluctuations de température s’effectue régulièrement. De ce fait, le centre de gravité ne se déplace pas depuis le centre même lorsque la température change.

En hommage au professeur Dr h.c. Reinhard Straumann, qui a fait breveter en 1931 le Nivarox et les technologies de fabrication que cela implique, cet échappement révolutionnaire a été baptisé du nom STRAUMANN DOUBLE HAIRSPRING.

Comme il se doit chez Moser, cet échappement STRAUMANN DOUBLE HAIRSPRING va aussi être exécuté en tant que module interchangeable que l’on peut substituer en ne détachant que deux vis. Naturellement, il comporte aussi la roue d’ancre et l’ancre en or massif avec les surfaces de fonction au trempage typique de Moser pour un fonctionnement doux et réduisant l’usure.

Dans le cas de ce module d’échappement extraordinaire, le levier de blocage que comportent toutes les montres de la collection de H. Moser & Cie veille aussi à ce que l’on puisse démonter l’échappement même lorsque le barillet est complètement remonté sans que la montre continue de tourner en échappant à tout contrôle.

Une technique extraordinaire dans des montres d’une élégance fascinante, voilà ce qui fait toute la particularité et, simultanément, toute l’authenticité de cette collection de H. Moser & Cie. Nous pensons que notre père fondateur, Heinrich Moser, aurait procédé exactement de la même manière aujourd’hui.


Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008 Double12

Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008 Double11


Dernière édition par alain2701 le Sam 12 Avr 2008 - 12:59, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008   Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008 EmptySam 12 Avr 2008 - 10:33

Quelques nouveautés 2008 :

Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008 1_mayu11

La MAYU Palladium de Moser se présente sous un aspect légèrement différent. Un cadran aux accents particuliers avec un choix de coloris sortant de l'ordinaire confère à cette montre encore plus d’élégance et de rayonnement. Le boîtier est fabriqué entièrement en palladium, un métal précieux très rare, d’une grande dureté et d’un brillant blanc rayonnant. La MAYU Palladium est d’une élégance extraordinaire, épaisse de 9,3 mm et équipée de la grande seconde des montres de gousset typiques de Moser. La réserve de marche d’au minimum trois jours est garantie par un barillet de grande dimension. Exclusivité incomparable aussi en vertu du module d’échappement interchangeable typique de Moser, qui est une garantie de durabilité et de facilité d’entretien. L’exécution de l’échappement à double spiral de Straumann, la roue d’ancre et l’ancre en or massif trempé sont uniques à l’échelle mondiale.

Le MOUVEMENT MOSER Cal. HMC321.503 est un mouvement à remontage manuel de 32 mm de diamètre et denture Moser sur tous les rouages. De véritables roues coniques dans le système de remontoir permettent un fonctionnement doux et réduisent l’usure – une rareté mondiale pour une montre-bracelet. La disposition de la seconde et de la petite moyenne sur un pont commun est également classique chez Moser. Des angles arrondis et polis, des platines et des ponts guillochés, mais aussi la gravure de bande Moser soulignent la préciosité de ce mouvement.
Boîte en trois parties en palladium massif, le métal par excellence pour l’horlogerie et la bijouterie du XXIe siècle. Verre saphir discrètement bombé et fond transparent en verre saphir, bracelet en cuir de crocodile, fermoir en palladium massif



Revue CD-ROM - Moser - Bâle 2008 4_mayu10

Avec un cadran nacré de couleur blanche au miroitement rose, la MAYU White Pearl de Moser a un aspect tout particulier. Sur la lunette en or blanc, des diamants d’une extrême pureté et au polissage extrêmement fin constituent un écrin luxueux. Avec le raffinement que lui confère un bracelet en cuir de raie stingray blanc extravagant, elle confère un accent de splendeur à votre garde-robe solennelle. La montre est d’une élégance extraordinaire, épaisse de 9,3 mm et équipée de la grande seconde des montres de gousset typique de Moser et possède une réserve de marche d’au minimum trois jours. Exclusivité technique incomparable aussi, en vertu du module d’échappement interchangeable typique de Moser. L’exécution de la roue d’ancre et de l’ancre en or massif trempé est unique et exclusive.

Le MOUVEMENT MOSER Cal. HMC321 est un mouvement à remontage manuel de 32 mm de diamètre et denture Moser sur tous les rouages. De véritables roues coniques dans le système de remontoir permettent un fonctionnement doux et réduisent l’usure – une rareté mondiale pour une montre-bracelet. La disposition de la seconde et de la petite moyenne sur un pont commun est également classique chez Moser. Des angles arrondis et polis, des platines et des ponts guillochés, mais aussi la gravure de bande Moser soulignent la préciosité de ce mouvement.

Boîte en trois parties en or blanc massif. Verre saphir discrètement bombé et fond transparent en verre saphir, bracelet en cuir de raie stingray blanc, boucle dépliante en or blanc massif.
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