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 Patek Philippe, un monde à part

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ZEN
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MessageSujet: Patek Philippe, un monde à part   Patek Philippe, un monde à part EmptyJeu 02 Fév 2006, 18:36

Citation :


Fabienne Reybaud. Le Figaro


Le premier chronographe à mouvement automatique entièrement conçu dans les ateliers de Patek Philippe, a été dévoilé il y a quelques jours à Genève. Le 5960P a nécessité trois ans de développement et un investissement de 5 millions de francs suisses.

Son nom «Réf : 5960P» n'est pas très sexy. Mais Patek Philippe s'en moque comme d'une guigne, étant donné que sa clientèle est habituée à jongler avec des suites de chiffres qui, depuis des lustres, identifient ses modèles. Un néophyte s'y perdrait ; un collectionneur ou un physicien, non. Comme Albert Einstein ou Marie Curie, tous deux amateurs de l'auguste marque.

Le 5960P donc, premier chronographe à mouvement automatique entièrement conçu dans les ateliers de Patek Philippe, a été dévoilé il y a quelques jours à Genève après trois ans de développement et un investissement de 5 millions de francs suisses. «Ce modèle va devenir majeur dans les quatre ou cinq ans car il nous ouvre de nouvelles perspectives de développement sur le segment du chronographe automatique de sport», affirme-t-on au siège de la société. Bien que ce sujet (à quantième annuel et fonction flyback) ne soit ni le plus compliqué conçu par Patek Philippe, ni le plus cher (il devrait être commercialisé en mai 2006 aux alentours de 40 000 €), la demande est déjà deux fois supérieure à la production prévue. Et les listes d'attente sont ouvertes dans les six cents points de vente que compte la marque dans le monde.

Patek Philippe est coutumier du fait : depuis plus de cent soixante ans, ses modèles exercent une attraction quasi subliminale sur un cercle d'initiés qui ne jurent que par la «précision extrême des calibres», la «beauté intemporelle des modèles», «l'excellence de leur finition.»

Désir et frustration

Avec une production de 30 000 montres par an, cette entreprise familiale, fondée à Genève en 1839 par deux réfugiés polonais, Antoine Norbert de Patek et François Czapek, jouit d'une place à part dans le monde de l'horlogerie traditionnelle suisse. «Ma famille a racheté Patek Philippe en 1932, explique Philippe Stern, PDG de la société. Dès ses origines, Patek a été une manufacture et n'a jamais cessé de produire des calibres d'exception selon nos propres critères de qualité. Nous n'avons jamais été une marque de mode, nous n'avons jamais changé de stratégie. Notre valeur ajoutée est la pérennité de nos montres dans le temps.» Révélateur de ce propos, le slogan des campagnes de publicité de l'entreprise : «Jamais vous ne posséderez complètement une Patek Philippe. Vous en serez juste le gardien pour les générations futures.» Inaccessibilité d'une montre qui serait douée d'une vie propre, valeur patrimoniale d'un objet au travers duquel on transmet l'excellence. Cela résume bien l'esprit d'une marque dont les ressorts s'appuient sur le désir... et sur la frustration de ne pas pouvoir le satisfaire.

Ici, revendeurs et clients doivent montrer patte blanche pour décrocher une 3939, montre à répétition minutes et tourbillon à environ 380 000 €, dont le son cristallin de chaque exemplaire (moins d'une dizaine par an) est vérifié par Philippe Stern. Et quand Patek Philippe sort de nouvelles complications, tel ce tourbillon à 210 000 € lancé en 2003 avec une réserve de marche de dix jours, les collectionneurs remuent ciel et terre pour le décrocher... Entre autre parce que personne ne peut l'avoir. «Il faut neuf à douze mois et 1 200 opérations différentes pour fabriquer les composants d'une simple montre mécanique. Alors, imaginez le temps passé sur une pièce compliquée ! poursuit Philippe Stern. On ne peut augmenter notre production, sinon la qualité de nos modèles en pâtirait. Alors, oui, je choisis les collectionneurs pour éviter la spéculation.» Mais le patron de Patek ne peut l'empêcher dans les ventes aux enchères où les prix des pièces de collection atteignent des niveaux stratosphériques.

Reine des enchères

Parmi les vingt montres les plus chères du monde mises à l'encan ces dernières années, quinze sont signées Patek Philippe. La marque, surnommée la «reine des enchères», réalise à elle seule la moitié du chiffre d'affaires de toutes les ventes spécialisées dans l'horlogerie. Elle accumule les records mondiaux et fait tourner la tête des amateurs. «La pièce faisait 30 m2, mais je n'ai vu qu'elle, avoue cet important collectionneur. Une 530 en acier de toute beauté. A un million de francs suisses, j'ai failli arrêter, mais c'était une espèce de drogue. Je l'ai eue à 2 millions.» 2,2 millions de francs suisses exactement (plus de 1,4 million d'euros) pour cette pièce de 1939, obtenue à l'arrachée lors d'une vente en avril 2004. Un record absolu pour une montre-bracelet en acier. Il y en a d'autres. Comme la fabrication des trois montres de poche mécaniques les plus compliquées du monde. Telle la Henry Graves, présentée en 1933 après neuf ans de fabrication : elle compte 24 complications et reste à ce jour la montre la plus chère de la planète adjugée à plus de 11 millions de dollars en 1999.

Il y a aussi l'insensé Calibre 89, sorti en 1989 : 33 complications, 1728 composants pour un poids total d'1 kg 100. Il a atteint 6,6 millions de francs suisses aux enchères en 2004. Ou encore la Star Caliber 2000, chef-d'oeuvre mécanique présenté en 2000 qui intègre 21 complications dont une grande sonnerie capable de reproduire dans son intégralité la mélodie originale du carillon de Westminster. Patek Philippe n'en a produit que vingt pièces, vendues exclusivement par set de quatre (en or jaune, rose, gris et platine) pour la modique somme de 10 millions d'euros.

«Les prix atteints dans certaines ventes aux enchères sont parfois un peu exagérés, reconnaît Philippe Stern, mais c'est aussi une reconnaissance de notre travail.» Un travail qui passe d'abord par le respect du savoir-faire traditionnel horloger. Patek Philippe est la seule manufacture genevoise dont l'ensemble des mouvements mécaniques porte le très honorifique Poinçon de Genève. De l'extra-plat aux très grandes complications, la gamme couvre tous les genres avec une vingtaine de calibres de base (calibres maison, faut-il le préciser), soit 45 mouvements différents. Ainsi, plus de la moitié des montres manufacturées par l'aristocrate de l'horlogerie suisse sont à complication ou ont des fonctions additionnelles plus ou moins complexes. La marque est également connue pour «la simplicité sous sa forme la plus coûteuse» de ses montres Calatrava et pour avoir développé des fonctions utiles comme l'heure universelle ou le quantième annuel affichant le jour et le mois de l'année.

Composants high-tech

Dans le même temps, le Genevois investit une part importante de son chiffre d'affaires en recherche et développement. En 2001, il a créé un département «nouvelles technologies», histoire de s'assurer un train d'avance sur la concurrence via de nouveaux composants susceptibles d'améliorer les mécanismes de fonctionnement.

La première édition limitée de ce «concept Patek Philippe Advanced Research» a été présentée l'an dernier à Bâle : cent exemplaires d'une montre à quantième annuel dont le mouvement est équipé, pour la première fois, d'une roue d'ancre en silicium, un matériau ne nécessitant aucune lubrification. En 2006, Patek Philippe vient de mettre au point son propre spiral en silicium. Quand on sait que cette minuscule pièce a une fonction cruciale dans l'isochronisme de la montre, que sa production fait l'objet d'un monopole de la part du Swatch Group qui approvisionne la quasi-totalité de l'industrie horlogère suisse, on mesure les enjeux de ce développement. Baptisé Spiromax, le spiral en silicium de Patek devrait encore améliorer la bonne marche de ses mouvements. On le trouvera dans le ventre d'une nouvelle montre en édition limitée qui ne sera dévoilée qu'en mars 2006. La liste d'attente est ouverte.

http://www.madamefigaro.fr/luxe/20060128.MAD0002.html

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MessageSujet: Re: Patek Philippe, un monde à part   Patek Philippe, un monde à part EmptyJeu 02 Fév 2006, 19:06

il n'y a pas à dire,les journalistes se cassent vraiment la tête;il y avait exactement le meme article dans le figaro de samedi...

marketing,vous avez dit marketing?.....non,pas PP,c'ets trop trivial affraid
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MessageSujet: Re: Patek Philippe, un monde à part   Patek Philippe, un monde à part EmptyJeu 02 Fév 2006, 19:17

pardon,je n'avais pas vu que c'était extrait du site du figaro....comme d'hab' tu mets des extraits de WT,je suis allé trop vite... Embarassed
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