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 Actu : Crise: virer pour mieux embaucher

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ZEN
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ZEN

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MessageSujet: Actu : Crise: virer pour mieux embaucher   Actu : Crise: virer pour mieux embaucher EmptyLun 16 Fév - 6:13

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Crise: virer pour mieux embaucher

L'horlogerie connaît de sérieuses turbulences et les annonces de licenciements se multiplient depuis décembre. Pourtant, certaines marques publient encore des offres d'emploi, en ligne ou par voie de presse, à la recherche de personnel qualifié. Un paradoxe en apparence, qui témoigne pourtant du turnover particulier des temps de crise, où la qualité des employés l'emporte sur leur quantité.

Ivan Radja - le 14 février 2009,Le Matin Dimanche



Touchée de plein fouet par la crise, y compris dans le secteur du luxe, l'horlogerie lâche du lest. Depuis décembre, et plus encore depuis fin janvier, les licenciements se suivent: huit salariés chez Maurice Lacroix, 5 chez DeWitt, 24 chez Zenith, 22 chez Girard-Perregaux, tandis que Movado Group se sépare d'une soixantaine de collaborateurs en Suisse, dont 25 chez Ebel et le reste entre Movado et Concord. Les fournisseurs ne sont pas épargnés, ainsi «Les fils d'Arnold Linder», aux Bois (JU), spécialisée dans la fabrication de cadrans, qui viennent de remercier 40 employés.

Quand elles le peuvent, les sociétés recourent au chômage partiel. C'est le cas notamment de Cartier, «pour l'unité de Fribourg, mais pas pour celle de La Chaux-de-Fonds, ce qui montre que la situation peut être sensiblement différente au sein d'une même entreprise pour des lieux de production distincts», note Jean-Claude Rennwald, responsable de la branche horlogerie au syndicat Unia.

Garder les compétences techniques
Il s'agit de tenir en attendant l'embellie, mais sans égarer les compétences en cours de route. Alessandro Migliorini, analyste chez Helvea: «La branche a sacrifié une génération d'horlogers suite à la crise des années 70 et 80, et personne ne veut renouveler cette erreur; comme le dit Nicolas Hayek, il y a des gens qu'on ne peut pas perdre.»

Raison pour laquelle s'opère depuis quelques semaines un double mouvement, paradoxal en apparence, qui voit les licenciements aller de pair avec la parution d'annonces dans les journaux ou sur les sites en ligne, à la recherche d'employés qualifiés. Ou d'apprentis destinés à s'insérer dans la chaîne de production, polymécaniciens, termineurs en habillage horloger, constructeur métallique, dessinateurs industriels, etc.

En revanche, d'autres catégories d'employés sont plus exposées, remarque un responsable d'agence de communication spécialisée dans l'horlogerie: «Ce sont les gens des relations publiques qui giclent en premier; depuis quelque temps, je ne vois plus les mêmes têtes.»

Jean-Claude Fayant, responsable des secteurs technique et ingénierie chez Alpemploi: «Certaines marques qui nous ont gelé tous leurs engagements jusqu'à nouvel avis précisent quand même de les alerter sitôt que l'on a connaissance d'un horloger qualifié sur le marché; les horlogers sont en général très peu touchés, et certains ont même déjà profité de la crise en opérant des transferts intéressants. Si l'on décrypte les charrettes, on voit que les premières victimes se trouvent dans les secteurs marketing ou communication. Récemment encore, une société positionnée dans le luxe, à Genève, a licencié 6 employés, dont quatre dans l'administration.»

Même stratégie chez Hublot: «Nous venons de licencier 6 personnes, dans les domaines de la comptabilité ou de l'accueil, mais en même temps nous allons embaucher neuf collaborateurs, explique Jean-Claude Biver; Hublot inaugure bientôt sa manufacture, et nous avons des besoins spécifiques.»

Le phénomène n'est pas propre à l'horlogerie: en période de surchauffe, comme en a connu la branche de 2003 à 2008, «vous pouvez engager du personnel qui n'est pas parfaitement adéquat, poursuit le patron de Hublot; mais lorsque ça se stabilise, ou plus encore lorsque la conjoncture baisse, les exigences en matière de personnel deviennent plus grandes».

Les employés au bénéfice d'une formation plus sommaire ont tout à craindre. Robin Gordon, membre de la direction du groupe Interiman, 4e agence de placement en Suisse romande: «Dans l'horlogerie, des assembleurs, par exemple, sont davantage menacés que des horlogers qualifiés, car la formation spécifique à leur fonction est relativement facile et rapide à mettre en oeuvre, ce qui les rend par définition plus facilement remplaçables...»

Se séparer des emplois intérimaires est le premier levier actionné par les grandes marques. Swatch Group, le groupe Richemont avec la pratique des «fins de missions», mais surtout Rolex ont annoncé que les contrats flexibles ne seraient pas renouvelés en 2009.

Jean-Claude Fayant, prévoit même des conséquences en cascades pour les agences temporaires: «Rolex emploie quelque 900 temporaires, ce qui constitue une soupape en ces temps de crise; mais rien que sur Genève, des dizaines de sociétés ne travaillent que pour cette marque, et leur année risque d'être très difficile...»

D'autant que la cassure est beaucoup plus grave que prévu, s'inquiète Robin Gordon: «La baisse du volume de travail temporaire en janvier par rapport à janvier 2008 est de - 35% sur le plan national selon les calculs de Realisator, la fiduciaire qui gère 50% du marché des agences de placement. Le coup de frein va être plus brutal que prévu, et on n'a pas encore touché le fond.»

40% d'annonces en moins
Pour le secteur horloger uniquement, Time Up, filiale de l'agence en ligne Job UP, a enregistré une baisse de 40% des annonces entre janvier 2008 et janvier 2009. Comme le constate la directrice Florence Ceysson, «la baisse des annonces est plus marquée dans l'horlogerie que dans d'autres secteurs de l'économie; nos clients ne renouvellent pas leurs contrats, ou optent pour une ou deux annonces en lieu et place du forfait habituel. Et toutes sont orientées vers le personnel technique.»

Entre les deux rendez-vous majeurs de la profession, l'expectative prévaut. Si le Salon international de la haute horlogerie (SIHH), en janvier, a laissé un goût mitigé aux dix-sept marques présente, tant du point de vue de la fréquentation (- 20%) que du volume des commandes, BaselWorld, qui ouvre ses portes le 25 mars, «pourrait se porter mieux que prévu, pour peu que la bourse redémarre suite aux plans de sauvetage annoncés par les gouvernements», espère Jean-Claude Biver.

Un optimisme que ne partage pas Alessandro Migliorini: «Il faut s'attendre à une baisse des exportations de l'ordre de 12% sur 2009, surtout si les pays asiatiques baissent leurs commandes de 10 à 15%.» Le turnover des salariés n'est pas près de s'arrêter.

Ce que peuvent cacher les offres d'emploi

Offres d'emploi et entretiens d'embauche peuvent dissimuler diverses stratégies.

Se délester des poids morts La recherche de personnel qualifié, surtout si elle coïncide avec des licenciements, trahit la volonté de se débarrasser d'employés qui ne donnent pas entière satisfaction. Un contexte économique défavorable permet de se séparer de certains salariés sans justification autre que la mauvaise conjoncture.

Bluffer les concurrents Passer plus d'annonces que nécessaire est un procédé relativement courant, destiné à exagérer la présumée bonne santé de l'entreprise. «Je connais des marques de luxe qui publient davantage d'annonces que leur besoin réel, sourit le directeur d'une agence de communication spécialisée dans l'horlogerie; en plus, avec le logo qui chapeaute le tout, l'effet publicitaire est augmenté...» A condition de ne pas se faire pincer, avertit Jean-Claude Fayant, de l'agence Alpemploi: «C'est illégal; une annonce doit correspondre à un réel besoin et un seul poste.» Impossible toutefois de détecter les abus.

Espionner l'adversaire Un entretien d'embauche peut être une mine de renseignements sur l'entreprise que le candidat souhaite quitter. «Cette pratique existe, confirme Robin Gordon, de l'agence Interiman; mais bien souvent, le candidat dévoile plus qu'il ne croit sans qu'il faille le presser de questions. En détaillant ses raisons de vouloir quitter son employeur, il trahit un nombre incroyable de secrets, passant outre la clause de confidentialité qu'il respecterait en d'autres circonstances.»



Proche du bonus ou du licenciement?

Comment détecter si vous êtes dans le lot des éventuels licenciés économiques?

La première question à se poser est: que perdrait l'entreprise si elle devait se passer de vos services. «Une question délicate, car cela dépend de votre position, analyse Robin Gordon, de l'agence de placement Interiman; il y a deux grandes catégories de personnel, ceux qui sont dans les coulisses, le «back-office», et ceux qui sont au front.» Ces derniers peuvent s'appuyer sur le chiffre d'affaires qu'ils représentent, sur le portefeuille de clients qu'ils assurent. «Les commerciaux sont des stars, ils bénéficient d'arrangements particuliers, comme la souplesse dans les horaires. On passera aussi plus facilement sur des comportements inadéquats. Il y a de véritables caractériels, lourdingues, ou un peu harceleurs, qui s'en sortent ainsi.»

Les employés du back-office doivent en revanche jouer sur les alliances au sein de l'entreprise. «En se rendant indispensable par une spécificité particulière avec un employé du front, ou des atomes crochus qui pourraient laisser penser que vous licencier nuirait au travail de votre collègue.» Soyez fin tacticien: développer un réseau interne se fait sur le long terme. «Inutile d'offrir des cafés à certaines personnes stratégiques le jour où tout va mal, ça ne ferait que vous enfoncer davantage...»

Attention non plus à ne pas trop compter sur ses pôles d'excellence. «C'est tout le jeu des expertises. Un savoir doit être transmis à ses collègues. Or trop d'employés, et surtout passé 50 - 55 ans, croient se rendre indispensables en gardant leur expérience pour eux. A qualifications égales, l'employeur préférera garder la personne qui sait partager pour le bien général de la société.»

http://www.lematin.ch/actu/economie/crise-virer-mieux-embaucher-84594

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MessageSujet: Re: Actu : Crise: virer pour mieux embaucher   Actu : Crise: virer pour mieux embaucher EmptyLun 16 Fév - 12:37

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Boogie
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MessageSujet: Re: Actu : Crise: virer pour mieux embaucher   Actu : Crise: virer pour mieux embaucher EmptyLun 16 Fév - 13:45

@Fokker III a écrit:
Zen, t'as piqué le texte de Boogie !

http://forumamontres.forumactif.com/forum-general-de-discussions-horlogeres-f1/virer-pour-mieux-embaucher-t51426.htm

Mr. Green

Ohhh, je demande des droits de copyright !!!! Actu : Crise: virer pour mieux embaucher 781367
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. Mr. Green Wink
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