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 Exclusif ! L'histoire de la montre sur Forumamontres

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jojo
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Localisation : Doubs
Date d'inscription : 21/06/2005

MessageSujet: montres et histoire   Jeu 13 Avr - 20:02

30e épisode le « FREAK » C’est aussi un tourbillon




Le Freak est un carrousel-tourbillon , suivant l’appellation donnée par les promoteurs du système. Le terme "freak" est donné au masculin, et suivant les renseignements que j’ai pris cela veut dire « phénomène » Par contre au féminin cela voudrait dire « curiosité »…Compte tenu du système les deux à mon sens peuvent s’appliquer.
D’une autonomie de 7 jours, sans aiguilles, sans cadran et sans couronne, il est muni d’un nouvel échappement d’une simplicité étonnante, lequel ne nécessite aucune lubrification.
Voici le Freak, une montre dont le mouvement est si novateur que tout son concept ainsi que celui du boîtier ont dû être repensés.
Contrairement aux montres mystérieuses du passé, le Freak - pour lequel une demande de brevet a été déposée - dévoile tous ses secrets, toute sa folie et son originalité. Les composants du mouvement tournent et s’animent en totale transparence.
Le produit est né de l’imagination du Dr Ludwig Oechslin. Il est interprété et mis en oeuvre par les départements développement et production d’Ulysse Nardin.
Une montre qui ne nécessite ni aiguilles, ni cadran. Simplement parce que le Freak indique l’heure grâce à la rotation de son mouvement. Deux ponts tournent à partir du centre. Ils indiquent respectivement les heures et les minutes. Au cours de sa révolution de 60 minutes, le pont supérieur - qui indique les minutes - dévoile les secrets de la mécanique du temps.
Dans le Freak, c’est tout le mouvement - y compris sa partie réglante - qui effectue un tour complet sur lui-même, en une heure, à l’intérieur d’un boîtier muni de deux saphirs.



Ressort du barillet et mécanisme de remontage
Situé sous le mouvement, le ressort de barillet se développe jusqu’à occuper toute la surface du fond du boîtier. Sa longueur exceptionnelle assure au Freak une autonomie d’une semaine au moins. Le ressort se remonte en tournant le fond du boîtier, dans le sens des aiguilles d’une montre.
Chaque tour complet équivaut à 12 heures de fonctionnement.
Le Freak est qui se veut un hommage à l’esprit inventif du Dr. Ludwig Oechslin et à la maîtrise dont fait preuve Ulysse Nardin pour transformer ses idées en instruments extraordinaires.



MOUVEMENT FREAK - HEURES
L’axe de roue des heures est entraîné par le tambour de barillet (bleu). La roue “roule” dans la crémaillère fixe et entraîne le pignon central des minutes. Le pont (gris) fait un tour en 12 heures et sert d’aiguille des heures.



MOUVEMENT FREAK AFFICHAGE DES MINUTES
Le mouvement Carrousel-Tourbillon est solidaire du pignon central des minutes. En tournant, il prend appui sur la crémaillère fixe et y puise la force pour entretenir l’oscillation du balancier spiral grâce au Dual Direct à l’échappement.



Fonctionnement de l’échappement
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http://www.ancienne-horlogerie.com
jojo
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MessageSujet: montres et histoire   Ven 14 Avr - 22:00

31e et dernier épisode : du spécial qui tourne aussi



Après le Waterbury, voici, voici un autre dispositif à coup sûr moins connu que le Warerbury et pourtant il tourne. Ici le montage, comme dans ceux que je viens de citer et "The Freak« et tel, que c'est tout le mouvement qui entre en révolutions autour d'un axe fixe.
Cette disposition a fait l'objet de différentes demandes de brevets, indiquées sur la platine soit 30 mars 1875 - 20 juillet 1875 - 20 juin 1876 - 30 janvier 1877.
Tout comme la Waterbury ce montage présente une élaboration de finition assez pauvre, c'était une production courante, et pourtant on tentait d'apporter à ce genre une qualité réglante de haute horlogerie...
FONCTIONNEMENT
Le barillet se trouve sous le cadran, et c'est en le tournant qu'on arme le ressort. Ce ressort se croche après une bonde sur laquelle est fixée une platine, en somme le couvercle du barillet. C'est sur cette couvercle/platine que tout est disposé : le rouage, l'échappement, et balancier .
Le pignon de la première roue étant en prise avec une denture fixe interne, on conçoit ainsi que la montre marche en même temps que le mouvement tourne, faisant prendre au balancier toutes les positions autour d'un axe fixe.
Breguet est respecté...
PARTICULARITES
En ce qui concerne l'équipement de ce genre de pièces, celle présentée ici comporte un échappement à ancre (Waterbury utilisait presque exclusivement un duplex...) mais il apparaît aussi que cette Auburndale a parfois été montée avec un échappement à détente, ce qui veut dire que ses réalisateurs avaient beaucoup d'espoir dans les résultats chronométriques de leur disposition...
Pour ce qui est de la durée de rotation, élément qui n'a pas une importance fondamentale sur les corrections par compensation apportées à la marche d'une montre par les dispositifs tournants dans les positions verticales. Ici, dans un premier temps, cette durée était de 2h30, la cadrature d'affichage était alors prévue en fonction. Sur ce modèle la durée est de 1h et la cadrature se résume en une minuterie et une roue des heures, donc un dispositif parfaitement classique. Tout est visible sur la photo du mouvement et la coupe ci-dessus.
ARMAGE ET MISE A L'HEURE
Se font classiquement, c'est-à-dire par la couronne extérieure reliée à une tige sur laquelle se trouve un premier pignon de remontoir engrenant avec une denture sur le pourtour du tambour de barillet (Idem Waterbury et Hebdomas) et la mise à l'heure par un pignon coulant, actionné par une poussette, et qui engrène avec le pignon central visible sur la photo, l'aiguille des minutes étant placée sur un chevillot qui traverse l'arbre de barillet sur lequel un lanternage est possible afin de permettre un ajustement gras de ce chevillot.




Que ce soit tous les dispositifs tournants allant du tourbillon aux mouvements complets, le but recherché est toujours identique, rappel : Régulariser la marche de la montre dans les positions verticales par brassage des variations dues aux défauts d’équilibre de l’ensemble réglant. Pour ce faire il faut revenir à Breguet qui disait “...la balancier a, outre ses oscillations, un mouvement de rotation autour d’un axe fixe”.
C’est la même chose pour Bonniksen, mais par une autre disposition que Breguet, comme on le voit sur les croquis.
Contrairement à Breguet la disposition des différents mobiles ne se trouvent pas dans une cage mais sur une plate-forme qui a son pivotement à la base dans une goutte. Un système qui vole en somme…
Cette plate-forme tourne grâce a une denture qui engrène avec le pignon de la petite moyenne.
Au centre de la plate-forme se trouve la roue des “secondes” d’une montre classique, mais qui a son pignon situé en dessous de la plate-forme pour engrener avec la denture périphérique de la petite moyenne.
Une première remarque : la petite moyenne entraîne d’une part la plate-forme et d’autre part la roue des “secondes”.
Le reste de l’échappement est disposé sur la plate-forme dans la position où le pignon de la roue d’échappement engrène avec la denture de la roue des “secondes”. La suite étant classique l’énergie parvient au balancier, via l’ancre.
FONCTIONNEMENT
La petite moyenne entraîne la cage et la roue des “secondes” l’un et l’autre sont en mouvement dans le même sens.
La roue des “secondes » entraîne la roue d’échappement, la montre marche.
Mais il est aisé de comprendre que comme la plate-forme tourne aussi, elle entraîne tout ce qu’elle supporte, soit : roue d’ancre, ancre balancier et les différents ponts de pivotements de ces mobiles, qui tournent autour de la roue des “secondes”. Le pignon de la roue d’échappement restant toujours en prise avec la roue des “secondes”, est satellisé mais contrairement il y a ici effet différentiel..
Donc double mouvement du balancier, comme Breguet le dit, en oscillation et en rotation autour d’un axe fixe, sans qu’ici il n’y ait de denture fixe.
DIFFERENCES
La différence qui m’apparaît comme la plus importante est justement l’absence d’une denture fixe, ce qui fait du dispositif de Bonniksen un différentiel, ce qui n’est pas le cas du tourbillon.
Cette différence de principe fait que Breguet peut poser une aiguille sur la cage et faire afficher les secondes, si la cage tourne en une minute, alors que dans le cas de Bonniksen des calculs assez compliqués doivent être établis.
A l’inverse de Breguet la montre de Bonniksen marcherait plate-forme immobilisée, (suppression de la denture de la plate-forme) mais la pièce ne règlerait plus.
Dans le dispositif à Breguet la chose est impossible, on ne peut supprimer la denture fixe, autour de laquelle la cage tourne.




Flèche mystérieuse en verre pour la tige, les extrémités et le point de pivotement étant en bronze. Situer cette exécution dans le temps est assez difficile on n’y trouve aucune indication nous permettant de la dater. Elle a un petit air de famille Louis XVI. De plus le mouvement de montre est signé BERTHOUD A PARIS ce qui pourrait confirmer cela, mais il peut tout aussi bien avoir été pris dans un tiroir 50 ans plus tard.
Pour faire tourner la flèche en 12 heures, on fixe une plaque lestée sur la roue des heures. Ensuite le mouvement est fixé, ici, dans la boîte arrière, mais dans le sens ou le cercle lesté soit entraîné à l’inverse des aiguilles d’une montre. Le fonctionnement est assuré par le déséquilibre que la masse de plomb va introduire dans le système. Mais pour qu’il y ait déséquilibre il faut qu’il y ait à un moment donné équilibre. Celui-ci est réalisé lorsque la flèche est à l’horizontale, disons indiquant 3 heures, alors l’arrière est sur 9 heures. Dans cette position, la masse de plomb à l’intérieur de la boîte arrière est en bas. Ainsi la flèche est équilibrée et par le fait de la gravité, cette masse de plomb restera toujours en bas.
Si l’on arme maintenant le ressort de la montre, la masse tend à tourner dans le sens de la flèche (inverse des aiguilles d’une montre). On voit ainsi qu’elle se rapproche du point de pivotement de l’ensemble. Cela provoque le déséquilibre en faveur de la partie avant de la flèche qui s’alourdit et descend au fur et à mesure que la masse se rapproche du centre. Lorsque la flèche indique 6 heures, le plomb se trouve au plus près de ce centre et le maximum de poids est dans la partie avant. Le fonctionnement se poursuit tant que le ressort de la montre est armé. La flèche passe par l’axe 9 heures, 3 heures et arrive à 12 heures où le maximum de poids se trouve alors dans la partie arrière Encore 3 heures et c’est la position A.
REMARQUE:
On constate que durant le déplacement allant de 12 heures à 6 heures, le poids se rapproche de plus en plus du point de pivotement P, l’avant s’alourdit et la flèche descend. De 6 heures à 12 heures c’est évidemment l’inverse, le poids s’éloigne, l’avant s’allège, la flèche monte.
AUTRE MONTAGE
Il est possible de monter le mouvement dans la flèche sans la plaque lestée. On utilise le déséquilibre inhérent à tout mouvement de montre, où on sait que le côté occupé par le barillet et éventuellement la fusée, est plus lourd que le côté opposé, occupé généralement par l’échappement. Donc en fixant dans la flèche, ce simple mouvement par sa roue des heures (canon), le mouvement étant en somme suspendu par ce point, sa partie la plus lourde se tiendra toujours vers le bas et une fois le ressort armé, la flèche se déplace de la même façon et fera un tour en 12 heure
Si on fixe le mouvement par sa chaussée il fera un tour en 1 heure.
ET ENCORE…
Nouvelle remarque, cette fois, sur les 2 façons d’incorporer le mouvement à la flèche soit par sa platine et ajouter un cercle lesté, soit par sa roue des heures et utiliser le déséquilibre du mouvement. Les horlogers savent les difficultés qui existent pour parvenir à un réglage des montres dans les différentes positions. Ici ce problème ne se pose pas. En effet, dans le premier cas, où le mouvement est fixé, il opère avec la flèche un tour sur lui-même toutes les 12 heures et passe ainsi par toutes les positions verticales. Suivant la théorie dite «Fonction Bessel» que nous ne pouvons développer ici, les variations s’annulent par compensation. C’est le principe sur lequel sont construits les tourbillons, carrousels ou autres mouvements tournants tel le Waterbury. Dans le second cas, fixation par la roue des heures. Ici le mouvement reste toujours dans la même position et un réglage dans cette seule position suffit. Ce critère de qualité ne fait pas des flèches à déplacement mystérieux des instruments de précision. Il faut encore maîtriser les frottements produits sur le pivotement de l’ensemble, mais probablement que la précision n’a jamais été recherchée par aucun des réalisateurs d’horlogerie mystérieuse, mais ce genre de réalisation aurait très bien pu donner l’idée à Breguet pour réaliser son tourbillon…
Comme quoi rien ne vient jamais de rien…

Je termine ici cette petite histoire de la montre mais peut-être qu’un jour je reviendrai avec d’autres éléments horlogers tels les clefs et les portes montre ainsi qu’un visite au travers de cette très longue, interminable et magnifique histoire de l’horlogerie.
A bientôt et merci à tous
jojo
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