Non non, rassurez-vous, pas de polémmique en vue, juste une petite revue comparartive entre deux plongeuses bien connues sur FAM :
1) Omega Seamaster 300 Bond
2) Rolex Subdate (300 mètres aussi).
Il ne s'agit pas des versions classiques, mais de deux montres sérieuses qui ont néanmoins chacune leur côté un peu funky, à savoir le contrepoids de la trotteuse en 007 pour l'Omega dont le modèle présenté est la version "limitée" à 10'007 exemplaires :

Et du côté Rolex, il ne s'agit pas non plus de la subdate classique mais du modèle anniversaire avec son improbable lunette verte, ce qui la rend esthétiquement plus délurée que la très sérieuse version noire :

Mais au final, on se retrouve tout de même avec deux plongeuses pur sucre et tout à fait comparables puisque disposant chacune des fonctions, heures, minutes, secondes, date, et lunette tournante sur bracelet acier, sans compter que leurs dimensions sont identiques, à 1mm près (40mm sub / 41mm SM).
A première vue, ce qui frappe tout de suite le regard, c'est que l'Omega semble être une montre beaucoup plus travaillée face à la simplicité de la Rolex. Le boitier de la Seamaster est nettement plus torturé, il alterne le poli et le brossé jusque sur les cornes, la lunette est faite de 12 petits creux qui offre la place aux doigts pour la tourner, la valve à hélium contrebalance la couronne mais de façon asymétrique, et le bracelet est sans doute un des plus travaillé des montres "gros tirage" avec 5 maillons côte à côte, plus 4 maillons fins et polis qui entourent les deux petits maillons du milieu... Côté Rolex, c'est la simplicité et la fonctionnalité absolue : On apprécie la lunette crantée à la façon Navitimer, nettement plus facile à tourner que celle de la Seamaster.
Côté cadran, l'impression de finition est de la même qualité des deux côtés. Le noir laqué de la SM est plus profond que celui de la Sub, j'aime bien aussi les petites touches de rouge en écriture et en contrepoids de la trotteuse de l'Omega. Si le cadran reste très sobre des deux côtés, c'est au niveau des aiguilles qu'on retrouve l'Omega plus travaillée que la Rolex avec ses aiguilles squelettes. Mais au niveau fonctionnalité, avantage à Rolex dont on peut lire beaucoup plus longtemps l'heure la nuit, les branches des aiguilles squelettes de l'Omega devenant très vite invisibles.

Au niveau du bracelet, mis à part les contrastes poli-brossé de l'Omega, on s'apperçoit tout de suite que celui de la SM reste de la même largeur entre les cornes que sous la boucle, tandis que celui de la Sub s'affine à mesure qu'il s'éloigne du boitier. Au porté, celui de la Sub remporte le prix du confort, car bien que les deux montres soient réglées au plus près de mon poignet, la SM glisse toujours vers ma main, tandis que la Rolex reste à sa place, au dessus de l'os du poignet.


Rien à redire sur le système de fermeture, très bons des deux côtés même si différents
Dans les détails..., la date !
Petite fenêtre entourée d'or gris et discrête sur fond noir comme le cadran chez la SM, nettement moins discrête sur la sub, mais là-aussi, fonctionnellement, c'est plus gros chez Rolex grâce au fameux cyclope...

La couronne a l'air nettement plus sérieuse chez Rolex que chez Omega. Le système triplock de la Sub inspire vraiment confiance, et la taille de la couronne la rend très agréable à manipuler. Celle de l'Omega est petite, les protèges couronne arrivent presque en pointe, et vu que la montre a tendance à glisser sur le poignet, ça peut faire un peu mal lorsqu'on plie le poignet. Avantage à Rolex à propos de la couronne.

L'épaisseur des deux montres est la même à un poil près, les côtés de l'Omega sont brossés. Ils sont poli chez Rolex, c'est en fait la seule partie de la montre qui est polie.
Côté 9 heures :

Côté couronne :

L'épaisseur reste tout à fait convenable si on compare à d'autres aventurières plus cossues :

Le dos est à l'image des deux montres, plus simple tu meurs chez Rolex...

Et à nouveau quelque chose de plus travaillé chez Omega

Un petit comparatif en vision nocturne : Bleu pour Omega, vert pour Rolex, les index de la Rolex sont un peu plus gros (because modèle maxi-dials), et je vous laisse juge de l'effet de l'un ou de l'autre :


Au poignet, les deux sont un plaisir à porter, même si la SM est nettement plus lourde que la Sub (je n'ai pas le poids exact, mais en les prennant en main, c'est net). La Sub gagne toutefois au niveau du confort, comme expliqué plus haut :


Pour ce qui est de "l'intérieur", je ne suis pas apte à juger, le co-axial d'un côté, le 3135 de l'autre, à vous de voir. Personnellement, l'Omega avançait de 10sec/jour, elle est repartie à Bienne et elle n'avance plus que de 6 sec/jour, ce qui reste dans les normes COSC, mais c'est limite. Je n'ai pas encore pu juger de la précision de la Rolex mais à priori, elle n'a pas bougé d'une seconde depuis minuit, donc elle semble très bien réglée.
Mon verdict : L'Omega est plus "élégante", la Rolex plus fonctionnelle, et la Rolex donne une impression de meilleure robustesse, tout semble ajusté pile-poil, c'est une sorte de bloc... d'huitre (?) complètement homogène.
Je préfère la Rolex, même si l'Omega s'en sort assez bien dans le comparatif.
