Un modeste résumé de la montre bracelet par Omega...
1910-1920Depuis le début du siècle, Omega propose dans ses catalogues quelques modèles de montres bracelet, les boîtes sont le plus souvent en nickel, ou en argent.
Les mouvements sont des 12 ou 13 lignes, suivant les diamètres...
Les cadrans sont émaillés, comme sur les montres de poche, avec application de radium en option, pour une lecture de l'heure la nuit.
Les montres sont maintenues au poignet par une mince lanière de cuir, les attaches sont des anses fil, soudées au boîtier.
Quelques modèles proposent toutefois des anses mobiles, qui épousent mieux la forme du poignet.
1920-1930La montre bracelet, encore peu demandée, évolue lentement.
On peut noter tout de même que les bracelets s'élargissent pour une plus grande solidité, et un meilleur confort.
Les premiers calibres vraiment dédiés aux montres de poignet apparaissent, et les montres sont plus plates.
Les cadrans sont encore souvent émaillés, quelques modèles sont toutefois proposés avec un cadran peint.
1930-1940Les montres sont maintenant en acier inoxydable, qui a l'avantage de rester brillant, mais surtout de ne pas laisser de traces sur le poignet après une journée de port.
La montre rectangulaire est à la mode, et de nouveaux calibres de forme tonneau sont développés.
Les cadrans sont peints, ce qui permet de nombreuses variantes pour un même modèle, ce dont Omega ne se privera pas, jusque dans les années 70 !
1940-1950La montre bracelet se modernise, elle devient parfois étanche, automatique, certains modèles ont même la date utile à l'homme moderne et l'indication des phases de la lune qui enjolive le cadran...
1950-1960Les modèles Seamaster, étanches et de robuste conception connaissent un grand succés, les Constellation plus luxueuses tiennent le haut de la gamme Omega.
La Seamaster est dotée d'une date dans un guichet, et le calibre 30mm bât des records de précision.
Dans la collection DeVille, Omega propose encore quelques montres de poche !
1960-1970La conquète de l'espace fait la par belle à la Speedmaster qui va connaître la célébrité, la collection DeVille qui n'est pas encore le bes de gamme Omega, propose de jolies montres classiques comme ces deux chronographes.
La sportive Seamaster 300 née en 1957 comme le Speedmaster dont elle reprend les lignes pousuit sa carrière de plongeuse.
C'est devenu un classique de la marque de nos jours, même si la Speedmaster lui fait de l'ombre...
1970-1980La montre à quartz apparaît dans le trés haut de gamme de la collection, avec le Beta 21, développé par le financement de plusieurs marques associées pour l'occasion.
La montre coûte alors le prix d'une Coccinelle de Volkswagen !
Le début des années 70 est trés prolifique pour Omega qui propose alors de nombreux modèles à succés.
La marque développe le diapason, en parallèle du quartz, qui devient digital à LED, puis à cristaux liquides.
Les montres mécaniques ne sont pas en reste, avec la dynamic, LE best seller d'Omega, mais aussi la mémomatic, montre réveil, le chronographe Flightmaster, montre dite de pilote...
La Seamaster 600 n'en fini plus de démontrer son étanchéité aux poignets de plongeurs célèbre, mais aussi d'anonymes.
L'efficacité prend le dessus, peut-être au détriment d'une esthétique discutable...
Les années 80La crise des années 70 a fait des ravages, et contrairement à ce que l'on croyait dans les années 70, le quartz n'est pas réservé aux montres haut de gamme...
Les lourds investissements consentis pour développer ces technologies nouvelles aboutissent. L'Omega Magique, la Sensor quartz à touche sensitive, ancêtre de la T-Touch, l'Omega équinoxe réversible démontrent le savoir faire d'Omega en la matière.
Mais il est trop tard, la marque perd son statut de manufacture, et les premiers mouvements ETA commencent à équiper les nouveaux modèles, comme la nouvelle Dynamic...

J'ai certainement oublié de citer des modèles aujourd'hui célèbres, comme la Railmaster, ou l'Omega Marine, mais dans le contexte de l'époque certains d'entre eux passèrent totalement inaperçus, car ils furent des échecs commerciaux...ce qui fait leur rareté aujourd'hui !
Cordialement,
JF