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 Zenith et la fée électricité Episode II

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MessageSujet: Zenith et la fée électricité Episode II   Zenith et la fée électricité Episode II EmptyDim 26 Juin 2011 - 11:15

Les horloges électriques de ZENITH


Un article de la Revue internationale de l’industrie du commerce et de l’agriculture fait le 5 septembre 1925 le point sur les innovations apportées par ZENITH dans le domaine de l’horlogerie électrique. L’article rappelle que jusqu’à cette période les horloges individuelles électriques présentent d’énormes inconvénients notamment dûs aux alimentations par des éléments ou des batteries d’accumulateurs qu’il faut fréquemment remplacer ou recharger. En outre les techniques employées étaient peu accessibles aux horlogers rhabilleurs. L’intérêt de l’horloge ZENITH présentée en cette année 1925 et brevetée dans tous les pays sous le nom de « Patent Jamin-ZENITH » en 1922 est de s’affranchir de ces inconvénients. En effet, la nouvelle invention de la marque « consiste en un fil thermique relié à l’organe régulateur de l’horloge qui ouvre et ferme périodiquement le circuit suivant que le courant passe ou est interrompu. L’allongement et le raccourcissement du fil thermique sont employés pour imprimer au pendule les impulsions mécaniques. » Ici, l'impulsion n'est pas liée à la gravité, ni à un ressort, mais à un fil métallique très fin qui se dilate par chauffage lors du contact puis se rétracte en refroidissant à la rupture dudit contact

Zenith et la fée électricité Episode II Zenith16


La nouvelle horloge est bon marché et présentée en version classique soit sous forme d’applique de salon en bois avec un cabinet en bois de 48 centimètres de haut sur 8 de profondeur et une largeur de 27 centimètres pour un poids de 4,5 kilos, soit sous forme d’horloge ronde de 2,3 kilos sans la réserve de marche qui pèse un kilo supplémentaire. ZENITH comme toujours propose des versions de luxe au cabinet décoré de cette horloge qui remporte très vite un vif succès tant dans les entreprises pour une installation dans les ateliers que dans les bureaux et chez les particuliers. ZENITH baptise son horloge « Calora » et la destine à être branchée sur le réseau de lumière électrique soit à courant alternatif, soit à courant continu protégé par une résistance qui absorbe les surtensions du secteur.

Un mode alternatif d’alimentation par batterie ou accumulateur reste possible pour des zones géographiques non desservies par le réseau électrique.
Evidemment le système s’affranchit de tout remontage manuel et sa simplicité la rend accessible à tous les horlogers. C’est par un transformateur qui abaisse à 3 volts la tension du courant alternatif que l’horloge est alimentée et un courant de 0,25 ampères suffit à réchauffer le fil électrique.
L’article souligne que la consommation est minime et que « la disposition des contacts est telle qu’ils se ferment lorsque la pendule se trouve dans la position du fil à plomb. Le but est d’une part de prévenir la formation d’étincelles lors de l’interruption du courant du fil thermique et d’autre part, de créer un second circuit dans lequel une résistance est intercalée pour les horloges individuelles. A cette résistance, on peut substituer le fil thermique d’une horloge secondaire. » Moyennant l’installation d’un transformateur pour élever la tension à proportion, on peut augmenter le nombre d’horloges secondaires à volonté.

ZENITH propose son horloge sans ou avec réserve de marche de 50 heures où la pendule n’agit pas directement sur la minuterie mais sur le ressort de remontage qui actionne un échappement de précision bien compensé. La pendule redémarre lors du rétablissement du courant. La version ainsi équipée est utile pour les zones à forte fréquence d’interruptions de la distribution électrique. Le mouvement est sans entretien car le pendule agit directement sur le bras à ressort du mouvement. Un petit curseur placé sous la lentille du pendule permet un réglage fin à des fractions de seconde par jour.

La manufacture va multiplier les expériences et les modèles de pendules électriques dont elle devient rapidement l’un des plus grands spécialistes et fournisseurs y compris parfois pour d’autres manufactures horlogères qui en équipent leurs ateliers.
ZENITH devient rapidement une référence en matière d’horloges électriques avec un modèle à balancier pendulaire. Le pendule bat la seconde et règle par un échappement dit de « Graham » la marche d’un rouage tout a fait classique dont un poids est la force motrice.
Le moteur de remontage de cette horloge est de type « à induction dit de Ferraris ». Par l’intermédiaire d’un engrenage et d’une poulie, il remonte le poids en utilisant un câble sans fin de Huyghens. L’opération est interrompue en fin de course grâce à un frein automatique dont la fonction est d’immobiliser le disque tournant du moteur pour quelques instants.
Ce choix technologique dans lequel est préservé le recours à un échappement indépendant pour chaque horloge, pose à ZENITH le problème de la synchronisation de plusieurs horloges entre elles puisque chacune est par définition, dotée de son propre réglage. Les différences de marche de chaque horloge sont en principe quasi inévitables. Pourtant ZENITH va relever le défi en cherchant à unifier les marches des horloges par une remise à l’heure générale qui intervient une ou plusieurs fois dans la journée.
C’est là que tout l’ingéniosité des horlogers et concepteurs de la manufacture va une nouvelle fois s’exprimer. Dans un article publié en 1948, « La Suisse, terre d’élection de l’horlogerie électrique » et repris dans « L’horlogerie, une tradition Helvétique » René-P Guye explique que les ingénieurs de ZENITH ont mis au point en effet, un dispositif qui agit soit lors de l’interruption du courant d’alimentation provoquée à un instant déterminé, soit lors de la perception d’une impulsion de courant correctrice transmise par un fil pilote. Dans ce système les horloges indépendantes à contrôler sont reliées par un fil spécial soit à une horloge mère soit à un centre horaire de correction (qui émet un signal d’heure par exemple).

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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).
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