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 Actu : Sylvie Ritter, l'Alsacienne qui veille sur Baselworld

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ZEN
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MessageSujet: Actu : Sylvie Ritter, l'Alsacienne qui veille sur Baselworld   Actu : Sylvie Ritter, l'Alsacienne qui veille sur Baselworld Empty2009-10-05, 05:04

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Le portrait du lundi
Sylvie Ritter, l'Alsacienne qui veille sur Baselworld


Management au féminin dans la vitrine de l’industrie du luxe. C’est une jeune Alsacienne, de Neuwiller près de Saint-Louis, qui dirige depuis 2004, Baselworld, le salon mondial de l’horlogerie et de la bijouterie de Bâle.

Elle porte une montre symbole de la réussite. « C’est toujours la même, les exposants le savent ». Sylvie Ritter a acheté une Rolex « sans rabais », précise-t-elle, chez un bijoutier de la région en janvier 2004 quand elle a été nommée directrice de Baselworld, le plus huppé et le plus rentable des douze grands salons organisés chaque année par la Foire suisse. La réussite, elle l’a célébrée à l’âge de 33 ans. L’ascenseur social l’a propulsée sur un poste très en vue à la faveur d’un changement de génération à la tête de la Foire suisse, présidée depuis par René Kamm, son jeune prédécesseur à Baselworld.
Six salons plus tard, au 17e étage de la tour de la Foire à Bâle qui abrite la direction de la Messe Schweiz (issue de la fusion des foires de Bâle et Zurich), Sylvie Ritter reçoit les visiteurs dans un « open space » occupant toute l’aile nord-ouest de l’étage avec vue jusqu’en Alsace. Elle ne s’est pas aménagée de bureau directorial, comme on le lui avait proposé. « Je veux être au contact permanent avec mon équipe ». Pas de porte séparée, ni même de paroi vitrée, pas d’horaire pour venir la voir au bout de la salle. « La première chose que je fais en arrivant le matin, c’est prendre la température de mon équipe pour voir s’il y a des problèmes ou quelque chose à fêter », dit-elle. « Il n’y a pas que la fonction qui compte, mais aussi l’humain ».Au début on me prenait pour la secrétaire
Son bureau design (de Vitra) est exactement le même que celui de ses 17 collaborateurs permanents (14 femmes et trois hommes). Une équipe multiculturelle comprenant une Chinoise, un Italien, un Écossais, un Romand, une Belge, une Allemande, trois Alsaciennes, des Zurichoises et des Bâloises). « Tout le monde se tutoie ici ». En allemand et en dialecte bâlois, les deux langues de travail. « Je ne pense pas qu’on m’aurait choisi pour ce poste si je n’avais pas été bilingue ».
C’est ici qu’on organise le marketing et l’aménagement du salon de 160 000 m² accueillant 2 200 exposants et près de 100 000 visiteurs professionnels du monde entier pendant huit jours.
Un nouveau livre est posé sur le bureau : « Mister Swatch », une biographie en allemand de Nicolas Hayek, l’homme qui a révolutionné l’industrie horlogère suisse. « Il est extraordinaire avec toujours autant d’enthousiasme à 82 ans ».
De l’énergie, Sylvie Ritter en a également à revendre. Elle revient du salon de la bijouterie de Las Vegas et va se rendre prochainement à Shenzen, ville jumelle de Hongkong, pour y négocier des subventions pour les exposants chinois.
Elle vit toujours avec un « cycle d’avance », préparant déjà l’aménagement du salon 2013 qui se déroulera à l’issue d’une nouvelle extension du site représentant un investissement de 350 millions FS. « Notre objectif n’est pas d’accueillir un plus grand nombre d’exposants mais d’offrir davantage d’espace aux meilleurs de tous les secteurs ». Les inscriptions pour la 38e édition de Baselworld (du 18 au 25 mars 2010) sont closes depuis début juillet. « Toutes les marques renommées seront de nouveau présentes ». Crise ou pas crise, son salon reste le rendez-vous mondial incontournable de l’horlogerie-bijouterie.
Première femme, et une Française de surcroît, à ce poste, elle a fait irruption dans un monde d’hommes. Les femmes occupant des postes de direction dans le « gotha » de l’horlogerie suisse restent rares. Sylvie Ritter n’arrive à citer spontanément que deux autres femmes : Caroline Scheufele-Gruosi, la vice-présidente de la luxueuse manufacture Chopard à Genève, et Arlette Emsch, membre du directoire de Swatch Group.
« Au début, pendant les repas d’affaires, on me prenait parfois pour la secrétaire », confie-t-elle. « C’est plus gênant pour l’homme qui commet la gaffe que pour moi ». Mettre les gens à l’aise : c’est devenu son souci permanent. « Les Indiens refusent de traiter avec une femme. C’est à moi de m’adapter. J’emmène donc un interprète masculin auquel ils peuvent s’adresser ». Mais c’est elle qui mène la discussion.
Elle avait commencé petite, en 1994 comme employée à la Mustermesse, la Muba comme disent encore les vieux Bâlois, quand avec sa licence d’économie, obtenue à Strasbourg, elle avait été recrutée pour le projet de place de foires trinationale envisagé sur le site de la Grande Sablière à proximité de l’EuroAirport. Le projet a fait long feu, la Foire a continué à grandir en ville. On lui a proposé de s’occuper du secteur bijouterie. « En dehors d’en porter, je n’y connaissais rien », avoue-t-elle. « Il suffit d’avoir de l’ouverture d’esprit », lui avait dit Michel Mamy, son mentor. Pour l’horlogerie, c’est Jacques Duchêne, l’éternel président du comité des exposants, qui lui a dévoilé les mécanismes du marché.
Elle habite toujours à Neuwiller, près de Saint-Louis, le village où elle a ses racines. Et son piano, qui lui permet de faire le vide, en jouant sans quitter sa grande bague en or blanc en forme de S. « Elle provient d’un bijoutier allemand qui n’expose pas à Bâle ». La directrice de Baselworld ne porte que des bijoux avec lesquels elle entretient une « relation émotionnelle », pas commerciale.

Adrien Dentz







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