Bonjour tout le monde,
Ce jeudi 26 mai, une soirée de présentation du nouveau calibre Royal de Pequignet s'est tenue à Bruxelles en présence des propriétaires de la marque : Didier et Pierre Leibundgut.

Ce mouvement est l'aboutissement d'une belle aventure familiale et horlogère, menée par un homme et ses enfants. Didier Leibundgut est fils et petit-fils d'horloger. En 1975, il a vu l'entreprise familiale, fondée à Morteau par son grand-père Charles en 1920, balayée par la crise du quartz. C'est dans cet épisode qu'il faut trouver, sans doute, la source de son ambition : créer un mouvement de manufacture français. Un premier pas sera fait en 2004 avec le rachat de la société Emile Pequignet située dans la ville de son enfance.

La conception du Calibre Royal a, dès son départ, répondu à deux exigences : simplicité et fiabilité. Ceci explique un certain nombre de ses caractéristiques que je vais vous détailler.

Pour éviter une construction modulaire, l'entièreté des complications a été directement intégrée dans la platine, ce qui permet une hauteur contenue de 5,88mm. En comparaison, le calibre 240 de la Patek Philippe 5712 fait 3,98mm d’épaisseur – mais sans rotor central ni grande date - , et l’ETA 2824, 4,60mm.

La fréquence retenue a été 21.600 A/h (3 Hz) pour éviter d’imposer trop de stress mécanique au mouvement. Dans le même ordre d’idée, et à l’inverse des mouvements classiques, le barillet est remonté par son rochet et délivre sa force via son axe, monté sur rubis, pour assurer la plus grande stabilité et régularité. De plus, un système permet de le débrayer du train de rouages à chaque alternance pour éviter à ce dernier toute tension lorsqu’il est bloqué par l’ancre.

La réserve de marche est de 88h dont 72h durant lesquelles l'isochronisme est garanti. Ceci explique que sur le cadran la réserve de marche soit graduée « 72-0-16 ». A l’issue des ces 72h, l'amplitude mesurée est de 220° en position verticale haut.

La grande date et jour de la semaine sont un autre morceau de bravoure. Tout d’abord, les trois disques sont sur le même plan : il n’y a pas de différence de niveau entre les dizaines et les unités, comme on peut le remarquer sur une grande date JLC ou L&S. Ensuite, elle est à triple saut instantané à minuit sans que cela provoque une quelconque perte d’amplitude. Enfin, le mécanisme est entièrement sécurisé et ne comporte aucune « zone rouge », interdisant le changement rapide de la date aux alentours de minuit.

Sur les 318 pièces qui constituent le mouvement, 316, spiral compris, sont réalisées sur base des plans Pequignet. Seules la roue d'échappement et l'ancre sont des pièces issue du catalogue Nivarox. La marque a préféré déléguer la production des composants à des sous-traitants, retrouvant la logique des établisseurs. Cela lui laisse aussi le temps et les moyens de se concentrer sur de nouveaux développements.

Pour l'instant, la collection compte trois "familles" de modèles : les Rue Royale, les Paris Royal et les Moorea Royal Triomphe. Je ne vous ai montré des photos que des premières. Je n'en ai aucune des dernières. Il me reste donc à vous présenter les Paris Royal.

Ces dernières possèdent un des boîtiers les plus originaux que je connaisse, avec sa carrure, ses cornes et sa couronne creusés. Sans oublier l'alternance des surfaces polies au centre même de la carrure.

En espérant vous avoir intéressés !
Nic

las