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 Waltham & American Watch C°

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MessageSujet: Waltham & American Watch C°   Waltham & American Watch C° EmptyDim 23 Avr 2017, 17:35

Sujets Waltham

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Dernière édition par ZEN le Mer 09 Aoû 2017, 12:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Waltham : Une manufacture hors du temps ...   Waltham & American Watch C° EmptyDim 23 Avr 2017, 19:21

Waltham : Une manufacture hors du temps




Waltham & American Watch C° Waltha18




The Watch Company Waltham, aussi connue sous le nom de American Waltham Watch Co est remarquable par son immense production évaluée à plus de 40 millions de montres de haute qualité, d'horloges, de compteurs de vitesse, boussoles et autres instruments de précision. La manufacture fondée en 1850 cessa son activité en 1957. Les installations de l'entreprise de fabrication historique à Waltham, Massachusetts ont été conservées.

Waltham & American Watch C° Walt9410

Waltham s'illustra en pionnier de la révolution industrielle, ceci en misant sur un process de fabrication en ligne. La parcellisation des tâches fut très rapidement un acquis de la manufacture ce qui lui permit de fabriquer des volumes qui inondèrent non seulement le marché américain mais aussi mondial.
La manufacture Waltham remporta la médaille d'or du Concours International de Précision Horlogère en 1876 lors de l'exposition du centenaire des Etats-Unis à Philadelphie.

Waltham & American Watch C° 64316210

L'aventure démarra en 1850 avec David Davis, Edward Howard et Aaron Lufkin Dennison qui possédaient chacun une manufacture horlogère. Les 3 hommes s'associèrent ensuite pour créer en 1859 une firme horlogère qui deviendra plus tard la Société des Montres Waltham. Leur vision très moderne de la fabrication de montres les poussa à mettre en place un paramètre qui allait gagner toute l'horlogerie dans le monde : l'interchangeabilité des pièces des mouvements.
Des trois créateurs, Aaron Dennison est le principal inspirateur de ce mode de production qu'il a découvert au sein de la manufacture d'armes de Springfield dans le Massachusett. Le process industriel fonde la logique de manufacture en faisant tout fabriquer sous un même toit, en un même lieu et non en dispersant la production sur divers sites. Waltham va très vite produire, en outre, ses outillages et fabriquer ses alliages. La mise au point du process industriel prendra plus de 12 ans de 1858 à 1870 avant que l'usine ne soit réorganisée et améliorée jusqu'en 1910 .

Waltham & American Watch C° Hm1_2010

 
Waltham est devenu à la fin du 19ème siècle le principal fournisseur de chronomètres Railroad pour les chemins de fer en Amérique du Nord et dans la plupart des autres pays du monde. En 1876, Waltham présenta le premier vissage automatique sur ses machines. Les machines mises au point permettent de fabriquer des pièces infiniment petites auxquelles la main d'oeuvre européenne ne peut accéder. Beaucoup de manufactures suisses se sont inspirées du modèle créé par Waltham pour organiser les ateliers des grandes manufactures helvétiques.

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Waltham voue un tel culte à la précision que bien avant les autres manufactures, y compris suisses, la marque s'équipe d'un observatoire astronomique interne d'une technologie très avancée et crée une norme chronométrique appliquée à ses montres, plus sévère que ce qui existe partout ailleurs.

Non seulement la manufacture spécialisée dans la production de Railroads conçut des chronomètres insensibles aux variations de température et de pression atmosphérique mais, en outre, avec des temps de services espacés. Le succès fut dès lors immense et ce sont trois générations de l'histoire des chemins de fer qui vont adopter les montres Waltham. La marque finit par être si réputée pour sa fiabilité que les explorateurs finissent par s'en équiper. Ce sera le cas de Perry et Shackelton qui adoptèrent la marque et la portèrent dans les évènements les plus marquants. Les gouvernements américain puis canadien et enfin ceux de plusieurs pays jusqu'en Europe en font des montres "officielles" pour leurs armées ou les services d'états majors.

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La compagnie des montres Waltham a fermé les portes des ses usines et a été mise en faillite en 1949. L'usine a rouvert brièvement à quelques reprises (principalement pour la finition et le cas des stocks existants de montres à vendre). Plusieurs plans différents furent mis au point pour relancer l'entreprise mais aucun n'aboutit. En 1958, la société a décidé de se recomposer autrement.

Waltham fit évidemment évoluer ses modèles qui n'avaient pas vocation, exclusivement, à équiper les sociétés de chemins de fers. La manufacture créa des calibres de toutes tailles pour les montres de dames et de grands diamètres jusqu'à 22 lignes pour les pièces de bord et de poche. La finition était fonction des souhaits des clients, mais ce sont les pièces de haut de gamme qui firent la réputation de la manufacture Waltham. Cela était d'autant plus remarquable que les manufactures américaines se livraient une concurrence féroce sur l'empierrement et le damasquinage de leurs calibres. La plupart des publicités de montres jusqu'aux années 30 comportent des images des mouvements à côté des représentations classiques des montres. Cette surenchère pas toujours utile a totalement conditionné l'horlogerie américaine et a entrainé les manufactures suisses à entrer dans le jeu pour s'assurer une place sur les marchés nord-américains. La récompense ultime de ce travail pour les Suisses étant de devenir fournisseur officiel des compagnies de chemins de fer.


Waltham, parmi les premières manufactures, se mit à empierrer les barillets et fut très inventive dans l'étude des modes de réduction des frictions, les recherches d'architecture nouvelle de ses calibres pour optimiser le positionnement, la taille des balanciers et la réduction du nombre de pièces constitutives des mouvements. Les progrès sur la durée furent spectaculaires quand on mesure les investissements consentis pour gagner parfois moins d'une seconde par jour dans le sens de la meilleure précision. Les recherches en matière d'isochronisme permirent de régler des montres en affichant des résultats significatifs dans les 5 positions. Les montres étaient de série, des chronomètres de haut niveau qui n'avaient rien à envier aux pièces suisses les plus élaborées.

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C'est au début du 20ème siècle que Waltham propose un modèle de mouvement dit Vanguard qui, de perfectionnements en perfectionnements, deviendra le plus abouti de ses calibres. Dans sa version 23 rubis (et parfois 21), ce mouvement reçoit parfois un affichage de réserve de marche qui, compte tenu de la diffusion de Waltham, généra la montre de poche la plus répandue dotée de ce dispositif. L'intérêt n'est pas neutre et permet de savoir où en est le barillet dans son remontage. Le calibre Vanguard de 19 lignes de Waltham est une pièce recherchée dans le domaine des mouvements manufacturés de haute qualité au début des années 10 du 20ème siècle. Décoration, anglages, chatonnages, empierrement généreux y compris du barillet, tout est fait pour que la précision soit privilégiée avec une recherche esthétique omniprésente. Sans aucun doute, Waltham maîtrisait la question tant industrielle qu'horlogère et le résultat est bluffant. Le remontage est doux, net, le bruit du mouvement limpide et sans résonnance écho parasite. Testé sur un chronocomparateur, le mouvement, qualité rare pour une pièce de poche, est parfait dans toutes les positions. Il serait impossible à l'aveugle d'imaginer que ce mouvement a un siècle.

La pièce qui suit date de 1927. Elle est en plaqué or gris (pas très courante) et le réglage de l'heure se fait par une targette sous la lunette située à 11 heures. On remarque à 1 heure un autre emplacement pour une autre targette ici non utilisée mais qui servait pour les versions GMT puisque Waltham proposait aussi ce type de variante à double fuseau (utile aux Etats-Unis). La raquette très inventive comporte une flèche ressort qui assure elle-même la contreforce lors du vissage de la vis micrométrique de réglage. Le réglage de la montre est fait dans 6 positions ce qui est exceptionnel (5 d'habitude). Le rubis central est sur chaton vissé, les autres rubis sont sur chatons sans vis, signe d'une maîtrise de l'enchassage des pierres (les autres marques américaines pour la plupart n'ont pas encore abandonné en 1910 les chatons vissés à cause de la casse lors de l'enchassage). La plaque de contrepivot à l'ancre est parfaitement positionnée.  


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MessageSujet: Waltham ORD DEPT USA   Waltham & American Watch C° EmptyMar 25 Avr 2017, 07:46

J'ai trouvé cette montre il y a quelques années ... Américaine pour l'armée américaine ... Son cadran Montgomery est intéressant. Henry S. Montgomery fut inspecteur général du matériel horloger pour la compagnie américaine de chemins de fers Santa Fe Railway de 1896 à 1923. Il apporta un paramétrage nouveau des cadrans. Il fit ajouter en effet une désignation chiffrée de chaque minute en chiffres arabes. Ce type de cadrans vise à sécuriser la lecture de l’heure à la minute près sans risque d’erreur sur les minutes.



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MessageSujet: L’histoire exceptionnelle des premiers chronographes de série   Waltham & American Watch C° EmptyMar 25 Avr 2017, 07:53

Les premiers chronographes de série étaient américains

Waltham & American Watch C° Walt9411
La manufacture Waltham fut créée en 1850



L’exposition universelle de Philadelphie en 1876 avait donné le spectacle d’une industrie horlogère en ordre de marche et de processus industriels de fabrication des montres parfaitement maîtrisés par les Américains. Sous les yeux de ses concurrents américains et des maisons suisses qui ont dépêché des émissaires afin de s’inspirer des méthodes de fabrication américaines, Waltham expose sa première machine totalement automatique servant à produire des vis de précision et une chaîne complète de production horlogère.

Waltham & American Watch C° Waltha10



Waltham, pionnier de la montre de grande série



La démonstration de force est absolue. Waltham obtient à Philadelphie la Médaille d'Or du premier concours international de précision horlogère organisé pour l'évènement. La firme américaine présente la production réalisée en six jours de travail à raison de dix heures par jour. Le résultat est éloquent avec plus de 2200 montres or ou argent et calibres, le tout produit à près de 50% du prix des produits suisses.
Les Américains ont une propension quasi intuitive à aller vers la fabrication de modèles de montres "rentables" et de bien connaître les goûts et attentes du public et de leur clientèle militaire ou des milieux industriels.

Les balbutiements du chronographe industriel.

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Chacun de leur côté, Suisses et Américains travaillent sur une demande qui se fait jour avec l’industrie, l’armée mais pas encore le développement de l’automobile qui n’en est qu’à ses premiers balbutiements. La demande porte sur des instruments destinés à mesurer de manière précise des temps très courts. En Suisse, l’horloger Alfred Lugrin pour Longines, travaille sur un mouvement de chronographe simple, le calibre 20 H qui sera breveté par l’horloger et verra le jour en 1878. Les grandes manufactures suisses qui s’illustreront plus tard dans la fabrication d’excellents chronographes, mettront dans le meilleur des cas, une dizaine d’années pour aboutir dans leurs conceptions chronographiques. Ainsi Charles Reymond est en 1887 l’artisan d’ébauches de chronographes dits « Valjoux » achetés par de nombreuses firmes qui les revendent sous diverses marques. La fabrication de chronographes est si spéciale, que certaines maisons demandent à des finisseurs de calibres de « maquiller » les ébauches pour que l’origine des mouvements ne puisse être établie et que visuellement, leur mouvement ne ressemble à ceux d’aucun autre. Breiltling dépose sous son nom le 22 mai 1889, un brevet n°927 pour un chronographe simple. Nicolet et fils propose en 1895, 6 ans plus tard, un chronographe original et il faut attendre 1898 pour qu'Omega présente son propre chronographe appelé à l'époque Chronoscope, désignation plus appropriée d'ailleurs. C'est un calibre 19 chro LOA de 15 rubis au pont "cassé" qui illustre le début de la production des chronos par Omega.

Waltham & American Watch C° Hm1_2011



Quel chemin parcouru depuis l’invention du chronographe par Rieussec en 1821 ou celle de ce compteur de Tierces de Louis Moinet en 1816. Evidemment, l’invention originelle d’un instrument est un pas immense mais sa mise en production industrielle pour une fabrication en série implique de maîtriser la dite fabrication et donc de pouvoir former la main d’œuvre nécessaire, et de simplifier la construction du mouvement pour en réduire le prix de revient tout en préservant la qualité d’exécution des pièces.
Les Anglais excellent dans la fabrication de montres chronographes à trotteuse centrale sans totalisateur à l’inverse des calibres suisses et souvent sans trotteuse de secondes. Si la mesure de temps courts avec ces pièces reste dans des normes acceptables pour l’époque, la mesure de l’heure est en revanche, un peu moins efficace et sauf quelques pièces soignées, ces chronographes ne peuvent rivaliser de qualité avec les chronographes suisses.


Un chronographe très « étudié »

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Les Américains semblent assez peu intéressés par les montres à complications. Waltham fait en la matière office de pionnier. Les chronographes ne font pas encore l’objet d’une forte demande et d’ailleurs, hormis l’industrie, qui pourrait bien avoir besoin de figer des temps courts ? Dans le milieu de l’horlogerie, déjà en 1876, ce qui est pensé par l’un peut rapidement être imaginé par un autre. Sans parler d’espionnage industriel, le mimétisme mécanique pousse les Américains à travailler sur les projets que les Suisses entendent développer et inversement, les Suisses ne perdent pas une miette du travail accompli par les Américains. La concurrence est aiguisée et les voyages des uns et des autres, d’un continent à l’autre, ne se font pas sans quelques échanges d’informations. Ainsi Elgin se laisse volontiers visiter par les Suisses et des accords se nouent au point que certaines marques appellent certains de leurs mouvements « Elgin » comme ce fut le cas pour Omega.


Waltham travaille déjà en 1876 depuis 2 ans sur un calibre de chronographe. La firme américaine qu’on appelle encore American Watch C° - Waltham, imagine un mouvement de chronographe susceptible de recevoir une fonction rattrapante en option, un système avec départ, arrêt et remise à zéro par la couronne alors que la mise à l’heure demeure à l’américaine, c'est-à-dire accessible par une targette à une heure, placée sur le bord de la platine et accessible en soulevant la lunette. Ce mouvement d’une taille assez grande de 14 S (mesure américaine) soit 41,48 mm ou 18 3/8 lignes est très caractéristique de l’application mise par les Américains à réduire les coûts de fabrication. Sans négliger la qualité du mouvement quant à sa fiabilité, sa précision et sa finition, le système repose sur un pont de chronographe unique traversant toute la platine et porteur des trains de rouages. La finition est soignée et de grade variable au choix du client, entre 13 et 17 rubis, avec terminaison rhodiée ou dorée et raquette plus ou moins élaborée.  


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Le mouvement ne comporte pas de totalisateur des minutes. Il sera breveté le 28 septembre 1880. Le cadran ne comporte pas de tachymètre, au moins pour les premières versions. La voiture automobile n’a pas encore pris l’ampleur qu’elle connaîtra 20 ans plus tard. Le cadran comporte, outre les paramètres de lecture de l’heure, un découpage des minutes/secondes en 60 unités sur lesquelles pointent les aiguilles des minutes et celle de la trotteuse de chronographe.

A la différence des mouvements souvent complexes fabriqués en Suisse, le calibre de Waltham simplifié au maximum est basé sur une ébauche avec demie platine et un pont de balancier de type cassé. Sans aucun doute l’absence de totalisateur contribue-t-il à la faisabilité de ces simplifications. Le mouvement comporte des rubis sur chatons vissés et selon la finition, une raquetterie plus ou moins élaborée. La plus simple d’entre elles est malgré tout articulée et peu courante.

Une diffusion restreinte


Destiné essentiellement au marché anglais afin d’y concurrencer un chronographe à trotteuse centrale qui connaît un beau succès, notamment chez les amateurs de courses de chevaux, il ne sera fabriqué qu’en assez peu d’exemplaires. Les chronographes américains à trotteuse centrale sont probablement sortis trop tôt. Sans totalisateur des minutes, les armées et les automobilistes leur préférèrent soit des montres classiques chronomètres, soit des chronographes pouvant enregistrer des temps un peu plus longs jusqu’à 30 ou 45 minutes. En outre, les tachymètres et télémètres des chronographes suisses leurs donnaient une indéniable caution technique. De fait, Waltham ne put diffuser massivement ces chronographes et dut adapter son offre à la demande. Hamilton, plus patient dans le développement de cette complication, en fit une plus large diffusion d’autant que l’armée américaine en adopta le modèle.

Le chronographe Waltham était d’une excellente tenue et sa précision ne variait pas lors du déclenchement de la fonction chrono ou de sa remise à zéro. Le mouvement était assez fort pour tirer toutes les roues et la fonction chronographique suffisamment légère pour ne pas amputer la force motrice délivrée par le barillet pendant les mesures. Très peu distribué en Europe en dehors de l’Angleterre, le modèle ne fut même pas répandu sur le territoire américain, ce qui en soit lui aurait donné un potentiel de diffusion considérable.

Ce chronographe de 130 ans est l’un des plus vieux ancêtres de la chronographie moderne conjuguée à l’échelle industrielle pour une diffusion de masse. Si son succès fut limité, c’est indéniablement par défaut d’utilité parce qu’il était en avance sur son temps. Il reste aujourd’hui quelques pièces rescapées entre les mains des collectionneurs, et rares sont les modèles livrés à la vente dans leur état d’origine.

Voir aussi  https://forumamontres.forumactif.com/t117027-waltham-une-manufacture-hors-du-temps

Droits réservés - Reproduction interdite- Joël Jidet Février 2014

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MessageSujet: Quelle est la première manufacture à avoir fait des pièces interchangeables    Waltham & American Watch C° EmptyMer 09 Aoû 2017, 10:58

Ah l'interchangeabilité des pièces des montres ! C'est le secret de l'industrialisation de la fabrication qui avec le système des échappements à ancre va permettre la diffusion en grandes séries de montres précises et à des prix accessibles ... mais qui donc a inventé la montre à pièces interchangeables ?

Beaucoup revendiquent d'avoir été les premiers mais ce n'est ni aussi simple, ni aussi clair. Du côté des Suisses, Longines semble assez bien placé pour avoir "industrialisé la fabrication mais alors que l'entreprise fut créée en 1832 par Auguste Agassiz, elle balbutie encore en 1850 quant à l'efficacité de l'interchangeabilité des pièces de ses montres. A l'époque Ulysse Nardin semble avancer un peu plus vite et la manufacture créée en 1846 est en 1850 presque au point avec des pièces interchangeables à l'exception des échappements qu'il faut retoucher. Omega créé en 1848 ne va accéder à l'interchangeabilité complète que vers 1852/53. William Ehrhardt (1831-1897) qui exerça son activité d'horloger à Birmingham où son entreprise fut implantée installa d'abord en 1855 un atelier au 30, rue Paradise, son défi fut la mécanisation de la fabrication pour favoriser l'interchangeabilité. Il n'y parvint que 10 ans plus tard. Zenith fondé en 1865 sous le nom de Georges Favre jacot est presque immédiatement opérationnelle et reprendra pour beaucoup ce qui existe déjà aux Etats-Unis.

C'est précisément vers les USA qu'il faut se tourner pour rechercher les toutes premières maisons qui ont mis au point l'interchangeabilté qui sans être totale est au moins assez avancée pour faciliter une production industrielle. La manufacture qui semble remporter la plame de la première à avoir réussi ce défi technologique est Pitkin Watch, une maison fondée en 1838 par Henry et James Pitkin.

Waltham & American Watch C° Moser110

Waltham & American Watch C° Moveme10
Waltham & American Watch C° Underd10

Waltham & American Watch C° Pitkin10


Les deux frères dont la première série de montres produite en 1838 n'était que de 50 pièces, déplacèrent leur entreprise à New-York en 1841. Ils signèrent alors leurs montres  "Pitkin & Co. New York". On leur attribue moins de 1000 montres en tout. Ils sont rattrapés alors en 1850, par David Davis, Edward Howard et Aaron Lufkin Dennison qui fondent à Roxbury dans le Massachusetts, une société qui deviendra l'American Waltham Watch Company puis Waltham. Le concept est d'emblée de produire à très grande échelle les pièces des mouvements de montres avec une précision telle qu'elles seraient toutes complètement interchangeables. C'est en 1876 que Waltham connait son heure de gloire. Lors de la Centennial Exposition de Philadelphie, la manufacture présente la première machine totalement automatique à produire des vis de précision, ainsi qu'une chaîne complète de production horlogère en démonstration. Les Suisses sont là pour regarder et sont sidérés de l'avancée technologique de Waltham. Ils mettront en place dès lors en Suisse les mêmes procédés de fabrication.

L'interchangeabilité se répand alors et elle conditionnera toute la suite de l'histoire de l'horlogerie et ses développements notamment pour ce qui concerne les montres bracelets. L'antériorité des Pitkin fut parfois contestée mais elle semble incontestable.

Droits réservés - Forumamontres - Août 2017

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