Une histoire de montre et vraie en plus...
Cela se passe dans les années 1910 ( vous comprendrez pourquoi à la fin) . Un restaurant assez prisé offre tout le confort dont les WC ( pardon de ce détail) au fond de la cour.
Là une fausse évidemment pas encore de tout à l'égout.
Monsieur X , qui a offert à mademoiselle Y un repas en ce dimanche de mai se rend entre le fromage et le desset dans les toilettes. Là les WC dits à la turc reçoivent un coli exceptionnel, la montre de ce monsieur sans sa chaine qui a manifestement lâché.
La montre coule tel un bronze (
) quelques mètres plus bas irrécupérable sans que le monsieur probablement ne suspecte que ce qu'il vient d'entendre tomber est sa pièce horlogère.
95 ans plus tard , le restaurant n'est plus et le propriétaire des lieux si je puis dire
, décide de transformer cette fausse en une cave pour la maison qu'il va faire construire sur le terrain dont le bâtiment a été démoli.
La fausse est vidée, curée car asséchée et au fond quelues montres rongées dont une brille d'un jaune qui laisse penser à l'inventeur que l'argenture a dû fondre à cause des acides...
Le mouvement est retiré, le cadran aussi et la boite rincée est vendue par son propriétaire car le "laiton" est quasi intact.
En guise de laiton, la boite est vous l'avez compris en or et pèse ses 27 grammes poids très lourd démontrant une belle qualité de l'objet.
Il me fallut beaucoup d'essence et d'alcool pour débarasser les recoins de l'objet chiné quelques francs de toute salissure mais le boitier est superbe, intact, neuf...inaltérable poinçonnée d'avant 1919 avec non pas la tête d'aigle mais celle de cheval.
J'ai plusieurs fois pensé à la faire fondre mais l'objet a cette histoire qui me fait le conserver tel qu'il est...( ce n'était peut-être pas en mai, la fille peut-être un laideron désagréable et le type un sale escroc de la pire espèce...mais c'est mieux de la raconter autrement non ? )
A+
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).