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 Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine

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ZEN
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MessageSujet: Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine    Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  EmptyMar 6 Juin - 2:46

Sujets sur les chronomètres de bord t chronomètres de vitrines

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MessageSujet: Qu'est-ce qu'un Chronomètre de bord ?    Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  EmptyMar 6 Juin - 2:47

Une montre de bord, en anglais Deck Watch n'est pas une simple montre de poche.

En inventant le chronomètre de Marine au sens moderne du terme, John Harrisson avait pleinement conscience de la nécessité de miniaturiser son instrument de précision pour le rendre facile d'utilisation sur les navires. L'instrument était essentiel car il permettait de calculer les longitudes et donc facilitait le repérage des bateaux.
Dans la seconde moitié du 19ème siècle chaque navire marchand possède à son bord un chronomètre de marine précis mais l'instrument est lourd, encombrant et fragile. la plupart des chronomètres de marine sont en effet de grosses pièces et si dans un premier temps l'armée se satisfait de ce type d'équipement, il va vite lui en falloir de plus grands nombres.

La difficulté est que l'industrie horlogères peine à fabriquer ces pièces dont le prix de revient est élevé, la qualité de fabrication difficile à assurer et la précision est un critère d'absolu nécessité. La marine militaire? en outre, a vite des besoins de mobilité du matériel et avec des navires de plus en plus rapides, doit rechercher des équipements plus légers mais aussi précis que les chronomètres de marine.
L'industrie horlogère va donc devoir déployer un savoir faire exceptionnel à partir de la fin du 19ème puis au début du 20ème siècle pour offrir sous forme de grosses montres intermédiaires aux montres de poche et aux chronomètres de marine.  

A partir de 1876, Ulysse Nardin va se spécialiser dans les chronomètres de Marine et excella en ce domaine au point de rafler tous les premiers prix de chronométrie dans la discipline des chronomètres de marine des concours internationaux de chronométrie de l'observatoire de Neuchâtel. Paul-David Nardin, le fils d'Ulysse est si doué que les concurrents abandonnèrent cette catégorie qui constate chaque année la victoire de la manufacture Ulysse Nardin.

Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  S-l16011
Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  S-l16012

Chronomètre de bord de l'US Navy vers 1910

La demande militaire se fait alors pressante de la part des armées pour équiper les premiers sous-marins et les navires de guerre. Il faut des chronomètre dits de bord, notamment pour les torpilleurs et autres vaisseaux militaires où les chronomètres de marine, trop chahutés risquent les chocs et des dégradations qui feraient manquer au capitaine cette information essentielle qu'est devenue l'heure autant pour le calcul des longitudes que pour la coordination des actions militaires et le calcul de la vitesse de progression de l'ennemi.

Ulysse Nardin remporte en 1906 et 1907 les épreuves du concours de chronomètres de Naval Observatory de Washington. 35 pièces sont en concurrence à Washington. 25 est le nombre de classement qui ne doit pas être dépassé pour qu’une pièce puisse être achetée par l’armée américaine. La perfection est 0 classement. Sur les 35 pièces, seules 11 chronomètres ont été classés et ils sont tous suisses. 10 d’entre eux sortent des ateliers Ulysse Nardin.

Mais que sont des chronomètres de bord ?   Paul Ditisheim en donne en 1922 dans son catalogue une définition intéressante qui mérite toutefois d'être amendée.  

« Ces chronomètres de bord à ancre, sont utilisés sur les ponts des navires afin d’éviter d’y transporter des chronomètres de marine ou en lieu et place de ceux-ci sur les torpilleurs et vaisseaux de petit tonnage qui par le fait de leur construction, ont des mouvements violents et des vibrations nuisibles à des instruments plus délicats. Ils doivent atteindre une précision équivalente aux chronomètres de marine »
Il faut ajouter à cette définition l’utilisation sur les sous-marins qui doivent rester silencieux à l’ennemi ce que les systèmes radio ne permettent pas.

Ces éléments ainsi posés, il faut se poser la question de ce qu'est le chronomètre de bord et de la manière dont il se présente. Les militaires ont ici davantage subi ce que les fabricants voulaient fabriquer qu'ils n'ont bâti des cahiers des charges par eux mêmes. S'il existe des chronomètres de bord de 50 mm de diamètre voire un peu moins, lesdits chronomètres sont en général de grosses montres de 55 à 65 mm de diamètre, parfois un peu plus et les calibres les plus en usage sont des 20 lignes, 20, 5 lignes et des 22 ou 24 lignes. Plus les balanciers sont larges plus les montres ont des probabilités de haute précision.



Paul Ditisheim, Ulysse Nardin, Zenith, Vacheron & Constantin, Longines et Omega furent entre autres très actifs dans la production de montres de bord. Jaeger LeCoultre, Lange & Söhne, IWC ont également fabriqué de remarquables pièces.  

Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  S-l16010
Publicité Vacheron & Constantin en 1951

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Chronomètre de bord Zenith 1924
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calibre de 20,5 lignes de chronomètre de bord


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Chronomètre de bord de sous-marin 1942 - diamètre de 50 mm

Avant la seconde guerre mondiale, aucune firme américaine n’avait jamais produit en série des chronomètres de marine. Les manufactures d’horlogerie d’outre Atlantique concentraient leur production sur les montres avec beaucoup de succès tant par les volumes fabriqués, que la qualité des pièces, reconnues comme très précises et d’une excellente finition.  
L’engagement de l’armée américaine dans le conflit mondial crée dès 1939, un besoin conséquent de chronomètres de marine destinés à être embarqués à bord des navires de l’US Navy. Les militaires américains s’étaient jusqu’alors contentés des chronomètres fabriqués en Europe, essentiellement en Suisse, en particulier par Ulysse Nardin qui était reconnu comme détenant une immense expertise dans ce type de pièces. Cette manufacture accumulait d’ailleurs avec un quasi monopole, les premiers prix des concours de chronométrie notamment de l’Observatoire de Neuchâtel dans la catégorie des chronomètres de marine.  
A partir du juin 1939 et jusqu’en juin 1940, l’USNO (United States Naval Observatory) qui était aux Etats-Unis l’autorité de référence en matière de chronométrie et d’instruments de navigation, s’adressa par courrier à huit compagnies américaines afin de les inviter à produire des chronomètres de marine pour l’armée. Les firmes horlogères américaines faisaient de la précision leur fer de lance et quasiment chacune disposait de son propre observatoire et d’un centre de recherche très pointu.  
La firme Hamilton, de Lancaster, répondit à l’invitation de l’USNO par courrier le 2 juillet 1940 en sollicitant toutefois, que soit mis à sa disposition un chronomètre de marine du type de celui que l’on souhaitait lui faire fabriquer. Les experts de l’USNO après examen donnèrent un agrément officiel à la manufacture Hamilton, le 26 février 1941.

Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  Hamilt10
Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  Hamilt11
Chronomètre de bord Hamilton- Seconde guerre mondiale - 1943


Les chronomètres de bord doivent en général être précis avec une dérive inférieure à 30 secondes par semaine. Ce sont le plus souvent des mouvements dotés de 19 à 23 rubis rarement moins même si l'on en connait à 17 rubis. Ils offrent une heure de référence sur les navires et à ce titre sont en général conservés dans un coffret en bois lui même hébergé dans un caisson en bois épais. Tout est fait pour les protéger et à bord des navires militaires, un officier est chargé d'en gérer le bon usage et la conservation. Ces chronomètres de bord se voient ouverts à un véritable culte, ils sont une sorte de ligne de survie entre la terre ferme et la vie en mer. Ils garantissent le retour avec la certitude de ne pas s'échouer et ils offrent à chaque marin la possibilité de régler sa montre sur une heure fiable et commune à tous ce qui peut être vital. L'heure se respecte !

Les chronomètres de bord sont un peu l'alter ego des montres de chemins de fer qui bien que d'un format plus petit étaient aussi des chronomètres élaborés notamment pour ce qui concerne les montres américaines (voir sur Forumamontres l'histoire des montres de chemins de fer   http://forumamontres.forumactif.com/t24500-l-histoire-des-montres-de-chemins-de-fers ).

Il n'était pas rare qu'un chronomètre de bord fût d'abord un chronomètre de concours avant d'entamer une carrière militaire ou civile. C'est davantage vrai pour les montres suisses dont les manufactures recyclaient les mouvements que pour les montres américaines mais il arrive parfois d'avoir la surprise de retrouver dans les résultats des concours, des références de mouvements emboités dans des chronomètres de bord.

Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  406_0010

L'affichage de la réserve de marche n'est pas un critère qui fait qu'un chronomètre de bord est meilleur qu'un autre. Ce dispositif est simplement une sécurité qui permet au manipulateur de cet instrument de savoir s'il est remonté ou non. En général, par sécurité, le remontage est toujours contenu en marge haute afin de profiter du meilleur réglage calculé ressort de barillet tendu.

Un budget contenu d'environ 500 euros permet d'accéder à d'excellents chronomètres de bord russes des années 1970 et 1980 dont le mouvement est fabriqué à partir des étampes d'Ulysse Nardin et sur la base du calibre 22 de la manufacture. La finition de l'époque soviétique est certes moins élaborée mais reste tout à fait honorable. La précision est par ailleurs souvent excellente.

Les chronomètres de bord sont chargés de rêve et d'histoire, ils portent un savoir-faire horloger de haut niveau qui correspond à une parfaite maîtrise industrielle dans la fabrication des montres mais aussi à un art du réglage qui lui, fait appel à la main et à l'esprit de l'homme.

Droits réservés - Joël Duval - Juin 2017

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MessageSujet: Quand l’heure s’offrait : Les chronomètres de vitrines    Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  EmptyDim 20 Aoû - 5:50

Quand l’heure s’offrait : Les chronomètres de vitrines


Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  Chrono13




Conçus pour convaincre


Dans les toutes premières années du 20ème siècle, les manufactures doivent encore équiper des travailleurs sans montre et dont le temps est ponctué par la sirène de l’usine, la sonnerie de fin de service ou simplement par le beffroi de la mairie, les cloches de l’église voire quelque horloge publique ou de gare. En dehors de cela, il n’est point de salut pour connaître l’heure que la pendule de la maison, mais rien d’autre d’individuel si l’on n’a pas la chance de posséder une vraie montre à échappement à ancre.

Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  Chronm10

Il faut donc convaincre les clients potentiels de l’intérêt qui est le leur de franchir le pas et de s’offrir ou se faire offrir une montre dont les marchands disent en cœur avec les firmes horlogères qu’elle les accompagnera toute leur vie. Toutes les réclames (on ne dit pas encore publicité) vont à l’unisson vanter l’intérêt d’une montre fiable et précise et les marques jouent dans la surenchère des messages pour faire passer auprès des clients, la précision ultime des pièces de leurs collections.
Ce que l’on appelle aujourd’hui la publicité sur le lieu de vente va venir compléter les messages des manufactures donnés dans la presse et les magazines. A l’époque les montres ne sont pas vendues par des boutiques « intégrées » mais essentiellement par des Horlogers-Bijoutiers dans des boutiques très largement disséminées sur le territoire. Il n’est pas rare qu’une ville de quelques dizaines de milliers d’habitants compte deux ou trois détaillants vendant les mêmes produits. Dès qu’une marque est représentée, une autre s’invite à ses côtés dans les petites vitrines de province et il faut donc  trouver le moyen de se singulariser dès lors que l’offre de montres est assez large. Sur les rangs des marques les plus populaires, Longines, Omega et Zenith bataillent avec Lip, LeCoultre (Jaeger Lecoultre ne verra le jour qu’en 1937) ou Ulysse Nardin.

Des pièces remarquables


Pour s’imposer, il faut se faire remarquer avec des pièces qui au-delà des montres vont frapper la mémoire.  Nait ainsi l’idée d’offrir dans les vitrines des détaillants ou dans leurs boutiques non pas des pendules mais des pièces faciles à déplacer. L’idée n’est pas totalement nouvelle car déjà, lors des expositions universelles de 1889 et de 1900, les manufactures avaient présenté des Chronomètres de marine dans les couvercles en bois desquels elles avaient collé des slogans pour défendre la précision extrême de leurs montres. De ce détournement, semble être né le Chronomètre de vitrine différent de celui de marine monté sur cardans pour être maintenu à plat dans toutes les positions du bateau sur lequel il est sensé être destiné à embarquer.

Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  Omega_16

Le chronomètre de Vitrine est pour ce qui le concerne monté sur une plaque de bois dans un coffret en acajou ou en bois de qualité, il n’a pas besoin de cardans pour être maintenu à plat car il est réputé ne pas avoir à être sorti de sa vitrine si ce n’est pour que son mouvement soit remonté. D’abord publicitaire, c'est-à-dire destiné à faire de la réclame sur le lieu de vente de la marque qu’il représente, il fait rapidement l’objet d’une demande de la clientèle qui veut l’acheter et souhaite soit en faire des montres de bureau, soit le placer dans une vitrine au milieu du salon. Moins onéreux qu’un chronomètre de marine, le chronomètre de vitrine est tout aussi précis pour un prix lors de sa commercialisation  d’environ un tiers d’une pièce de marine.

Le culte de l’heure précise


Pour les manufactures, la très bonne idée est de permettre à l’horloger revendeur de pouvoir offrir l’heure précise à ses clients en attirant l’œil sur un cadran large et respectueux d’une esthétique classique et dans le même axe,  à chaque fois qu’il vient voir l’heure, de lui faire lire le slogan de la marque jusqu’à l’imprégner de la certitude que celle-ci est bien la meilleure.


L’heure précise est dans les premières années du vingtième siècle, une sorte de culte que les manufactures défendent tous azimuts et à force d’expliquer que seule une montre de telle ou telle marque est capable de précision, c’est dans les vitrines des horlogers bijoutiers que les porteurs de montres (de poche) vont venir chercher l’heure de référence pour régler leur montre. Il n’est pas rare de voir des messieurs entrer dans la boutique d’un horloger ou s’arrêter devant sa vitrine afin, montre en main et parfois chaine accrochée au gilet, de procéder au réglage hebdomadaire de leur garde temps. Il faut rappeler que si les montres de la meilleure qualité approchaient la précision d’une minute d’avance tous les 3 jours, les montres de qualité courante déviaient de 5 minutes par semaine et rendaient nécessaire un ajustement régulier. Mais comment déterminer l’heure exacte sans radio, ni téléphone ? C’est donc le bijoutier du quartier qui devient qualifié pour offrir celle-ci et les manufactures vont placer chez ces distributeurs ultimes, via leurs représentants de commerce, des chronomètres de vitrine publicitaires.


La tentation d’une pièce d’exception



Tout est conçu dans ces pièces pour donner au client l’envie irrépressible de céder à la tentation d’acquérir une pièce de la marque. Non seulement ces chronomètres sont beaux et placés dans un bois vernis qui est soit un acajou, soit un arbre fruitier ou du chêne mais en plus, ils sont extrêmement lisibles par un choix judicieux de cadran soit en émail, soit argenté pour mieux renvoyer la lumière et détacher la lecture des aiguilles. En outre, l’horloger pourra prendre solennellement l’objet et accéder au mouvement souvent protégé par un verre soit en basculant la plaque sur lequel est fixé le chronomètre, soit en ouvrant le couvercle de fond en bois monté sur charnière. Le coffret de ces chronomètres est en effet parfois articulé pour faciliter la démonstration du vendeur et lui permettre d’exposer la technologie renfermée dans le mécanisme de la pièce. Par la même occasion, le détaillant habile muni du bulletin de marche de son chronomètre pourra sensibiliser son client à ce qui fait la différence entre une pièce ordinaire et un chronomètre. L’œuvre pédagogique se mêle ainsi au geste commercial.

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Les chronomètres de vitrines demeurent une fois la montre achetée, la première tentation de ces messieurs qui ont compris en les regardant, tout le plaisir qu’ils allaient avoir à posséder une montre issue de la même manufacture que celle qui avait produit cette pièce unique vue chez l’horloger. Il n’en faut pas davantage pour que naisse après la première guerre mondiale, une demande de la clientèle pour ce type de pièces. Certaines manufactures vont y satisfaire tandis que d’autres produiront spécialement des chronomètres proches des chronomètres de marine pour faire leur publicité.

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Ces pièces n’étaient en général pas livrées gratuitement aux détaillants qui devaient les acheter ou devaient justifier d’un chiffre d’affaires élevé avec la marque pour les obtenir sans avoir à les payer. Dans tous les cas, il était rare qu’un même détaillant possède ce type de pièces pour plusieurs marques simultanément. Comment d’ailleurs aurait-il pu justifier d’avoir une heure précise pour deux pièces qui auraient nécessairement affiché des heures différentes ?


Le rendez-vous avec la nostalgie.

Chronomètres de bord , Chronomètres de vitrine  Omega_19

Livrés au soleil et à la chaleur des vitrines, les chronos de vitrines voyaient souvent leurs huiles sécher rapidement et le bois s’abimer à cause du soleil qui en agressait la patine. Peu de ces pièces ont donc traversé le temps, en particulier pour les premières fabriquées avec une vocation publicitaire. Aujourd’hui, les chronomètres de vitrines témoignent du charme indéniable de cette réclame d’autrefois et de cette conviction des manufactures de rechercher en permanence à convaincre de leur aptitude à offrir l’heure la plus précise aux acteurs d’une société qui allait courir après son temps.
Jusque dans les années 60, on rencontre ce type de pièces chez les détaillants puis elles se font oublier au profit de pendules électriques publicitaires avant d’être remplacées par des versions de plus en plus perfectionnées de pendules murales.
Aujourd’hui, les chronomètres de vitrines ont définitivement cédé la place à des pendules à quartz radio-pilotées, icônes des marques en forme de montres agrandies et garantes d’une précision sans faille. L’heure affichée chez les horlogers-bijoutiers ne pourra guère être plus précise. On se prend pourtant à regretter ces boutiques et leurs chronomètres de vitrines, témoignage d’un savoir faire et d’une proximité avec le consommateur dans un dialogue qui passait par des objets conçus initialement pour ne jamais leur être vendus.

Droits réservés - Forumamontres - Joël Duval - Août 2017

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